
Le coup d’envoi de la 84e édition du Paris-Nice a tenu toutes ses promesses sur nos routes. En effet, le peloton de la Course au soleil a officiellement lancé sa migration vers le sud ce dimanche 8 mars, avec une première étape yvelinoise qui a tenu le public en haleine : la course, qui a sillonné la Vallée de Seine de Poissy à Bréval en passant par Villette et Vert, a été animée par une longue échappée de six coureurs… finalement rattrapée à seulement deux kilomètres du but. La tension est montée d’un cran dans le final, où deux chutes spectaculaires ont morcelé le peloton dans les derniers mètres. C’est finalement l’Américain Luke Lamperti (EF Education First) qui a surgi pour remporter le sprint et s’emparer du premier maillot jaune de leader.
Il est d’ailleurs parvenu à le conserver à l’issue de la deuxième étape, dont le départ se tenait dans une autre commune du Nord-Yvelines : Épône. Lors de ce deuxième jour de course, le peloton est passé par Jumeauville, Andelu, Thoiry ou encore Neauphle-le-Vieux, tandis que les derniers échappés, Casper Pedersen (Soudal-Quick Step, maillot à pois conforté) et Mathis Le Berre (TotalEnergies) ont été repris à quelques 60 kilomètres de l’arrivée. Comme la veille, plusieurs chutes ont participé à la dramaturgie de la fin de l’étape, tandis que Dan Hoole (Decathlon-CMA CGM) a cru réaliser le coup parfait en solitaire, avant d’être repris dans le dernier kilomètre. C’est finalement l’Allemand Max Kanter qui a créé la surprise en s’imposant à Montargis, à l’issue d’un sprint massif durant lequel les favoris ne se sont pas montrés. Le coureur de XDS-Astana, parfaitement lancé, a conservé son avantage face à ses adversaires parmi lesquels Laurence Pithie (Red Bull-Bora-Hansgrohe) et Jasper Stuyven (Soudal-Quick Step). Le Français Dorian Godon (Ineos), revenu de loin, s’est lui contenté de la 4ème place.

Mais derrière ces premiers coups d’éclats, la guerre psychologique entre les cadors a d’ores et déjà débuté : la présence surprise de Jonas Vingegaard (Visma-Lease a Bike), double lauréat de la Grande Boucle, change la donne et les rapports de force. Grand favori, le Danois devra toutefois manœuvrer face à une adversité redoutable, notamment portée par Juan Ayuso et Joao Almeida. Les regards se tournent aussi vers les Français : Kévin Vauquelin, fer de lance d’une équipe Ineos-Grenadier ambitieuse, et David Gaudu pourraient jouer les trouble-fêtes sur un parcours au relief piégeux. Alors, qui succèdera à Matteo Jorgenson ? Réponse ce dimanche 15 mars, avec un dénouement prévu à l’Allianz Riviera de Nice, et non pas devant l’Hôtel de ville, élections municipales obligent.