Une enseignante du lycée François-Villon menacée de mort

Les professeurs du lycée François-Villon aux Mureaux ont exercé leur droit de retrait le 3 avril car une de leur collègue a reçu des menaces de mort.

Ils n’ont pas hésité une seule seconde. Le 3 avril, les enseignants du lycée François-Villon aux Mureaux n’ont pas souhaité poursuivre leur travail lorsque des menaces de mort et de viol ont été découvertes sur un espace numérique de travail. « Dans la nuit du 1er au 2 avril, notre collègue a reçu des appels anonymes. Des vidéos lui ont également été envoyées. Elle est en état de choc, d’autant plus que l’auteur a récupéré son adresse personnelle » s’alarme également un représentant des professeurs auprès de 78Actu. Tous les élèves sont alors rentrés chez eux à partir de 10h, sauf ceux qui ne disposaient d’aucune autre solution.

Par ailleurs, la fille de la professeure aurait également été la cible de ces menaces. Et, autre inquiétude, le ou les auteurs des messages remettaient aussi en cause la sécurité de l’établissement, laissant planer le doute sur l’élaboration d’un ­éventuel attentat.

À l’heure où nous écrivons ces lignes, nous ne savons pas si les cours reprendront le 7 avril. La source de 78Actu explique que « les enseignants aimeraient se réunir le mardi matin puis faire le point avec les élèves » et pensent que les messages proviennent « d’un élève du lycée ». De son côté, la victime est allée porter plainte au commissariat des Mureaux et une enquête a été ouverte. L’académie de Versailles a décidé d’accorder la protection fonctionnelle à l’enseignante, ce qui permettra notamment la prise en charge de ses frais d’avocat. « Un conseiller technique pour les établissements et la vie scolaire des Yvelines s’est rendu sur place vendredi matin en soutien à la direction et à l’équipe pédagogique. Le centre académique d’aide aux écoles et établissements, équipes mobiles de sécurité est également présent » a précisé le rectorat au site internet d’informations locales. Le représentant de l’Éducation nationale a bien évidemment condamné les propos et menaces.