Qui a mis le feu aux 17 camions frigorifiques de cet abattoir yvelinois ?

L’ensemble des camions frigorifiques de l’abattoir pour cochon Paris Terroirs, basé à Houdan, a été victime d’un incendie dans la nuit du 4 au 5 avril. La piste criminelle est envisagée.

Drôle de réveil pour la société Paris Terroirs. Le dernier abattoir pour cochon d’Île-de-France basé à Houdan a vu l’entièreté de sa flotte de camions frigorifiques être décimée par les flammes dans la nuit du 4 au 5 avril. D’après 78Actu, un incendie s’est déclaré sur le parking, se propageant ainsi sur les 17 véhicules. Il a fallu quatorze soldats du feu et deux lances à incendie pour que le feu n’atteigne pas le bâtiment. L’opération a été terminée aux alentours de 7h du matin.

Le site internet d’informations locales indique qu’une enquête a été ouverte par la gendarmerie des Yvelines pour déterminer les causes de l’incendie et la brigade de recherche est venue procéder à des relevés. La piste criminelle pourrait être envisagée car cette société a été jadis dans le collimateur d’associations animalistes comme L214. En 2016, elle avait pu s’introduire illégalement dans les locaux de cet abattoir tuant 80 000 porcs par an. Des vidéos avaient ensuite été diffusées par Envoyé Spécial montrant les cochons empilés dans les locaux par l’intermédiaire d’aiguillons électriques puis abattus avec des méthodes de gazage. « Les cochons sont gazés au CO2, méthode d’étourdissement aversive pour les animaux qui s’asphyxient avant de tomber en inconscience » indique L214 sur son site internet.

L’association animaliste avait décidé de porter plainte au tribunal de Versailles. Lors d’un premier procès en 2019, l’ancien directeur avait été condamné à verser 2 500 euros. Un fonctionnaire de la Direction Départementale en charge de la Protection des Populations (DDPP) devait quant à lui s’acquitter de 750 euros et trois anciens employés de 600 à 3 300 euros. Le directeur et le fonctionnaire de la DDPP avait fait appel de cette décision. Leur peine s’était retrouvée allégée.