
Créée à l’initiative du groupe socialiste, la commission d’enquête du Sénat s’intéresse aux mécanismes par lesquels des structures privées financent des initiatives politiques, éducatives ou associatives, parfois avec une orientation idéologique assumée. Politicae y est dans le viseur depuis que le nom de l’organisation est apparu dans les révélations de L’Humanité sur le projet Périclès, acronyme aux consonances programmatiques forgé par le fondateur de Smartbox Pierre-Édouard Stérin, dont les convictions conservatrices ont depuis fait l’objet d’une attention soutenue.
Devant les sénateurs, Raphaël Cognet a assumé le financement par Périclès : « Tout à fait », a-t-il répondu sans détour. Il s’est toutefois refusé à en préciser le montant, qui serait de plusieurs centaines de milliers d’euros selon les informations recueillies par la commission. Il a défendu une « totale liberté éditoriale » et des contenus présentés comme « civiques » et « apartisans », destinés à accompagner les candidats aux élections locales. « Nos mécènes ne nous ont jamais demandé X maires élus », a-t-il insisté.
Les sénateurs ont néanmoins relevé une structuration juridique fragile et des zones d’ombre sur les montants réels engagés. La commission a demandé la communication des éléments financiers. L’instruction, elle, continue.