12 000 collégiens célèbrent la Pentecôte dans ce village yvelinois

L’événement religieux a rassemblé près de 12 000 collégiens pendant quatre jours au centre d’activités des Scouts et Guides de France de Jambville. Au programme, des prières, des rencontres et des chants.

Durant le week-end de la Pentecôte, le village de Jambville comptant à peine 800 âmes est devenu une ville à part entière. 12 000 collégiens venant d’aumôneries de toute l’Ile-de-France se sont amassés à l’occasion du FRAT 2026. Marguerite Niel, chargée d’affaires au sein de l’association le Fraternel, l’organisateur de cet événement religieux centenaire, remarque que ce chiffre est en constante augmentation. « Depuis l’ère post-covid, il y a un véritable regain. On sent que les jeunes sont en quête de sens dans ce monde à ­l’atmosphère particulière » note-t-elle.

S’ils partagent tous le fait d’être issus d’une famille catholique pratiquante, chaque FRATeuse et FRATeux a ses raisons de venir. « Ma sœur y est déjà allée et elle m’a dit que c’était le meilleur week-end de sa vie » explique Balkisse, 15 ans. Pour Bruno, 14 ans, il ne doit sa présence qu’à une « inscription de dernière minute ». Pour accueillir tout ce petit monde, le fameux centre d’activités des Scouts et des Guides de France se transforme pour l’occasion en campement géant. « Il y a 1 animateur pour 8 enfants » précise Marguerite Niel. Parmi eux Ambroise et Augustin. « Il faut les surveiller pour qu’ils respectent le couvre-feu et ne fassent pas de bêtise » explique l’un, « mais globalement ça se passe bien » ajoute l’autre.

Le thème de cette année est « aujourd’hui je veux demeurer chez toi », tiré de l’histoire de Zachée, présent dans l’évangile de Saint Luc. « C’était un collecteur d’impôt, donc peu aimé dans son village, mais à qui Jésus a dit « il faut que j’aille demeurer dans ta maison », raconte la chargé d’affaires de l’association le Fraternel. Cette phrase symbolise l’universalité de l’Église ». Pour en discuter, les 4e et les 3e disposent donc de temps de carrefour, ce qui correspond à l’ADN du FRAT : rencontrer, prier et ­chanter.

Les années paires, le FRAT se déroule à Jambville et les années impaires à Lourdes.

Pour ce dernier point, il fallait attendre la messe du dimanche, tenue par l’archevêque de Paris, Monseigneur Laurent Ulrich, et retransmise sur l’émission de France 2 Le Jour du Seigneur. Afin de conclure cette communion, le groupe musical chrétien catholique français Glorious entonne alors l’hymne du FRAT. « Ils l’ont composé exprès pour nous, s’exclame Marguerite Niel, c’est un grand honneur ! » Là, durant plusieurs minutes, à l’unisson, des dizaines de milliers de personnes appellent Dieu à demeurer dans leur cœur, une osmose sur laquelle ne ­cracherait aucun artiste.

À la fin de ce moment fort, Marguerite Niel est remerciée par plusieurs participants. Des simples mots qui lui font chaud au cœur car son association ne repose que sur 2 salariés, bien aidés toutefois par les 600 bénévoles présents lors des FRAT.

On retrouve un peu plus loin Balkisse, des étoiles encore plein les yeux. « Cela va rester graver dans ma mémoire, ça et les baptêmes » assure-t-elle. Bruno aussi reste émerveillé, tant et si bien que les deux collégiens sont déjà partants pour la prochaine édition qui se déroulera à Lourdes.