Une autoroute urbaine de 22 km et trois ponts entre Méry-sur-Oise (Val d’Oise) et Orgeval, afin de quasiment boucler la Francilienne ? Depuis des décennies, le projet estimé à plus de trois milliards d’euros ressort des cartons à intervalles réguliers, et réveille ses opposants, rassemblés au sein du Collectif pour la protection des riverains de l’A184 (Copra 184).

Peu avant l’été, la mairie de Poissy avait indiqué son souhait de voir l’A184, devenue A104, réalisée, notamment afin de permettre une déviation du centre-ville. « Ce projet fera partie de la campagne électorale des régionales », estime d’ailleurs Christiane Paravy, présidente du Copra 184.

« La pollution ne choisit pas ses faciès, elle n’est pas de droite, pas de gauche. Le Copra se bat depuis 25 ans face à cette infrastructure qui créera un désordre important dans toute la région », détaille la présidente. L’association a annoncé des actions coup de poing pour attirer l’attention du ministère de l’Environnement.