Avec un peu plus de 1 000 habitants, la commune connaît un trafic routier très important. Située au Sud d’Aubergenville, Nézel est une petite ville longeant la RD 191. Il s’agit d’un axe stratégique, très emprunté par les poids lourds, nécessaire pour relier le Nord et le Sud des Yvelines.

La situation est devenue source de nuisances sonores, d’insécurité du fait d’une infrastructure routière inadaptée au flux important de véhicules, sans oublier le risque grandissant de collisions. L’association Mieux Vivre à Nézel et dans la Vallée de la Mauldre (MVNVM) interpelle les élus locaux en leur proposant le tracé d’une déviation reliant la RD 191 à la RD 113, près de l’autoroute.

« On a commencé à évoquer le problème en mars 2015 avec Sophie Primas (sénatrice LR des Yvelines, Ndlr) lorsqu’on l’a rencontré, se rappelle Daniel Le Provost, président de MVNVM. Elle nous avait alors apporté son soutien pour le projet de découpe de contournement de poids lourds ».

Afin de sécuriser Nézel, plusieurs solutions ont été envisagées par l’association : une zone à 30 km/heure d’un bout à l’autre du village ou une interdiction de circulation de poids lourds sur le modèle de Beynes. « Les trottoirs font 50 centimètres de large, pointe du doigt Daniel Le Provost. Le matin, les gamins qui partent à l’école sont sur le trottoir tandis que les mères, en gilet jaune sont obligées d’être sur la route ».

Constatant que « rien n’est fait », l’association a donc travaillé sur une nouvelle solution. Samedi 23 avril, elle a proposé le tracé d’une déviation de la RD 191 à Laurent Richard (UDI), conseiller départemental du canton d’Aubergenville. Le tracé prend son origine avant l’entrée de la commune, se dirige vers le plateau de Montgardé pour rejoindre la RD 113 au niveau du Boulevard d’Elisabethville. Cette nouvelle voie pourrait éventuellement être étendue jusqu’à l’autoroute A 13, en supposant la création d’une sortie 9 Bis.

« C’est un tracé qui me paraît cohérent et plutôt intelligent », reconnaît Laurent Richard. L’existence d’une tranchée couverte entre le village et Vaux les Huguenots éviterait une gêne éventuelle des riverains. Cependant, l’élu local admet que le projet doit soulever « deux obstacles » : « Il faut réussir à convaincre de la pertinence d’un tel tracé, c’est mon rôle et je vais essayer de le défendre ».

Qui plus est, la déviation d’une départementale suppose un aspect financier qu’il faut évaluer. « Je crois que la grande difficulté est de trouver des solutions qui ne soient pas trop coûteuses ». L’affaire est donc loin d’être gagnée d’avance. Sollicitée par l’association, Sophie Primas n’a pas répondu présente à l’invitation pour la présentation du projet. Cependant, l’élue a fait savoir qu’elle souhaitait rencontrer l’association. Affaire à suivre.