La construction de cette clinique de soins de suite et de rééducation, à deux pas la gare RER achéroise, doit permettre de lancer concrètement l’aménagement du programme de la Petite arche (voir encadré). L’établissement est issu d’un transfert, par le groupe spécialisé LNA santé, de son établissement de Chapet dont les locaux devraient être transformés en une maison de retraite. Le chantier débutera en 2017, avec une ouverture souhaitée pour 2019.

La mairie d’Achères a délivré début septembre le permis de construire, tandis que l’Agence régionale de santé (ARS) d’Île-de-France a validé le déménagement. La future clinique privée comprendra 120 lits d’hospitalisation complète, un hôpital de jour de 50 lits, un nouveau service de suivi en cardiologie, une unité dédiée aux malades d’Alzheimer, ainsi qu’une quinzaine de cabinets accueillant des consultations destinées au grand public.

« Nous espérons que la clinique sera l’amorce, la rampe de lancement [de la Petite arche] », veut croire le maire achérois Marc Honoré (DVD
« Nous espérons que la clinique sera l’amorce, la rampe de lancement [de la Petite arche] », veut croire le maire achérois Marc Honoré (DVD

En concurrence avec Poissy et Montesson, Achères l’a emporté grâce à « l’environnement de la forêt » ainsi qu’à la double proximité de la gare RER et du Centre hospitalier de Poissy-Saint-Germain (Chips), avance Marc Honoré (DVD), élu maire en 2014. Deux cents personnes y travailleront après l’ouverture. « Nous espérons que la clinique sera l’amorce, la rampe de lancement [de la Petite arche] », veut-il croire.

L’édile loue surtout la présence dans le futur établissement des la quinzaine de cabinets de consultation. Ils seront accessibles aux praticiens achérois, comme à nouveaux médecins généralistes ou spécialistes. « Quand on sait les problèmes qu’il y a à trouver un médecin, c’est vraiment un plus pour les Achérois » estime l’adjointe à l’urbanisme Suzanne Jaunet (LR).

Selon Marc Honoré, le déménagement de l’établissement de Chapet vers Achères a été provoqué par la nécessité de « gros travaux de mise aux normes » dans les bâtiments de la clinique de Bazincourt. Ceux-ci pourraient devenir une maison de retraite après le départ de LNA santé, qui n’était que locataire.

La Petite arche sort (enfin) de terre

Il aura fallu plus de trente ans pour que se lance concrètement le chantier d’aménagement des 13 hectares de la zone de la Petite arche. Au départ destinée à l’industrie après l’arrêt du maraîchage, elle a été réorientée vers le secteur tertiaire en 2004. Aujourd’hui, ce nouveau quartier doit être composé de la clinique de rééducation et de logements, de commerces, d’équipements publics, et de 70 000 m² de bureaux.

Pour l’instant, à part la clinique, le seul chantier certain concerne 111 appartements en accession privée à la propriété, bâtis prochainement entre la gare RER et l’établissement de santé. Une brasserie, un commerce d’alimentation ainsi qu’une crèche sont prévus au pied des immeubles. Une centaine d’autres logements doivent suivre, notamment des maisons individuelles du côté plus proche de la forêt.

La zone de la Petite arche était autrefois utilisée par les maraîchers, qui en enrichissaient la terre avec les boues issues des eaux usées parisiennes. Dans les années 1990, la découverte d’une importante pollution des sols aux métaux lourds provoque l’arrêt de la production de légumes. De ce moment jusqu’en 2006, le gravier du sous-sol est exploité pour produire du béton.