L’inauguration du groupe scolaire  Les grandes terres  a bien failli ne pas se faire. Initialement prévue à 10 h 30 samedi 1er octobre, elle aura finalement commencé avec du retard, perturbée à plusieurs reprises par une centaine de manifestants qui protestaient contre les suppressions des postes d’Atsem et les classes surchargées.

« Des Atsem pour nos enfants ! » clamait un comité d’accueil à l’entrée des écoles qui bloquait la grille principale. Tandis que les élus étaient contraints de se garer plus loin et de pénétrer dans l’école à pieds, les invités devaient se frayer un chemin tant bien que mal. L’inauguration commencera finalement avec plus de trente minutes de retard. Mais Laurent Brosse, le maire (LR) de la ville, ne s’est pas laissé abattre et a coupé le ruban, entouré des élus et de représentants de l’éducation nationale, mais également du conseil municipal des enfants. « Tout le monde ne peut pas être satisfait » a-t-il annoncé au sujet des manifestants, précisant que la charte des Atsem était actuellement en cours d’étude.

Les manifestants ont empêché les voitures d’entrer dans le groupe scolaire.
Les manifestants ont empêché les voitures d’entrer dans le groupe scolaire.

Le discours du maire a été interrompu à plusieurs reprises. D’abord dans la salle où des manifestants s’étaient mêlés au public : « nous sommes également à l’intérieur » a défié une maman, qui attendait fermement des réponses, puis dehors, où un nouveau rassemblement s’est créé devant la grille de derrière, donnant sur la salle du discours, pendant qu’un cortège de klaxons s’exprimait.

Finalement, le groupe de manifestants s’est dispersé, laissant la visite des locaux se dérouler calmement. L’an dernier, des actions avaient déjà été entamées par les trois associations conflanaises de parents d’élèves : la Fédération des conseils de parents d’élèves (FCPE), la Fédération des parents d’élèves de l’enseignement public (Peep) et l’Association laïque des parents d’élèves de Conflans-Sainte-Honorine (Alpec).

Une école new-look

« Transformé et renouvelé », tel était le constat de Catherine Arenou (DVD), conseillère départementale du canton de Conflans-Sainte-Honorine, lors de l’inauguration du groupe scolaire Les grandes terres qui a eu lieu le samedi 1er octobre.

Soixante ouvriers se sont mobilisés pendant les vacances d’été pour venir assurer la rénovation des bâtiments. Le maire de la ville, Laurent Brosse (LR), a assuré que c’était « une prouesse de réaliser ce chantier en si peu de temps ». Le challenge est relevé.

Un nouveau dortoir, 180 fenêtres changées, 1174 m² de toiture isolée et étanchéifiée, et 1949 m² d’isolation des murs extérieurs. Les nouveautés ne manquent pas pour cette rénovation dont le maire se félicite, présentant une « école new-look, clairement visible et identifiée ».

Le groupe scolaire, qui accueille 124 élèves en maternelle et 241 élèves en élémentaire, assure aujourd’hui « un confort d’utilisation » et bénéficiera à terme de « 60 % d’économie d’énergie grâce à un contrat de performance énergétique » a expliqué le maire.

Droit de réponse, 7 novembre 2016 : Deux associations de parents d’élèves ont souhaité démentir les perturbations indiquées dans cet article.

« Les parents d’élèves n’ont jamais bloqué la grille d’entrée », a tenu à rectifier par un communiqué la Peep de Conflans-Sainte-Honorine. Regrettant « le manque de rigueur de la presse locale », la Peep avance pour preuve la présence de la police, municipale comme nationale, pour encadrer la manifestation. « Nous n’avons jamais empêché l’entrée des élus », assure également Corinne Grootaert, présidente de la FCPE primaire de Conflans-Sainte-Honorine.

Des photos en notre possession montrent bien que certaines voitures ont été au moins temporairement bloquées à l’entrée, mais cela n’a pas été le cas des personnes. Corinne Grootaert indique également que les manifestants n’ont pas pénétré dans l’enceinte de l’école. Enfin, « le discours du maire a été perturbé quand il a expliqué que cette manifestation ne faisait pas de sens et qu’elle était issue d’une récupération politique », précise-t-elle.