Ce lundi, la municipalité organisait une réunion publique à destination des commerçants du Val Fourré pour échanger sur le projet de restructuration de la dalle. La première étape concrète sera le déplacement du marché du Val Fourré au printemps. Celui-ci se trouvera le long de la rue Denis Diderot, entre l’avenue du général de Gaulle et la rue Jean de la Fontaine, face au collège André Chénier. Les commerçants sédentaires resteront quant à eux ouverts pendant les travaux. Ce déménagement provisoire pourrait cependant être amené à durer quelques années.

« Le diagnostic sur l’ensemble de la dalle centrale est qu’on hérite d’une situation qui a très peu bougé depuis 1976, a expliqué l’un des responsables du projet. La dalle marche bien les jours de marché mais en dehors il y a très peu de vie et on se dit qu’on peut améliorer ça. » Et celui-ci d’ajouter que ce projet a pour objectif de « rénover et valoriser l’existant, faciliter les déplacements, pour en faire le cœur géographique du Val Fourré. »

« C’est un projet d’ensemble mais on ne peut pas tout faire d’un coup », a précisé ce dernier. La première phase concernera donc le quart Nord-Est de la dalle et impliquera le déménagement du marché sur « l’ancienne friche du quartier des écrivains ». Alors que les travaux ont démarré en décembre, le nouvel espace sera proposé « à partir du printemps ». Les jours de marché, la rue Diderot sera fermée à la circulation. Pour rassurer les commerçants forains, Pierre Bédier (LR), président du conseil départemental et élu mantais, a assuré que sur ce nouveau site, le prix, la superficie et le nombre de commerçants seront les mêmes.

 « On prévoit que vous puissiez revenir sur la dalle mais ça se fera en liaison avec vous », indique Pierre Bédier (LR), ex-maire de Mantes-la-Jolie et toujours conseiller municipal.
« On prévoit que vous puissiez revenir sur la dalle mais ça se fera en liaison avec vous », indique Pierre Bédier (LR), ex-maire de Mantes-la-Jolie et toujours conseiller municipal.

« Est ce que le marché reviendra sur la dalle après ? », a interrogé l’un des commerçants. « Pour être franc, on verra avec vous, a répondu Pierre Bédier à l’assemblée. On prévoit que vous puissiez revenir sur la dalle mais ça se fera en liaison avec vous. » Et de préciser plus tard pendant la réunion : « Si vous voulez rester là-bas, il faudra des travaux. Mais dans notre esprit, c’est du provisoire. »

Aucune date n’a cependant pu être précisée par l’équipe municipale. « Ça peut prendre trois comme 15 ans, a expliqué le président du conseil départemental en précisant que cette amplitude était due à des « questions financières » car « le gouvernement ne nous signifie pas les crédits dont on va disposer ». Interrogé sur la présence de toilettes pour les clients et les commerçants, l’un des intervenants a expliqué que les toilettes du gymnase Lecuyer seraient rendues disponibles pour les clients et les commerçants, et la municipalité de préciser que la question continuera à être « étudiée ».

Plusieurs commerçants se sont également inquiétés de l’approvisionnement en électricité, certains signalant « de graves problèmes électriques depuis deux mois », notamment pour l’éclairage des étals. « Vous serez éclairés, a assuré Pierre Bédier. Pour l’électricité, on donnera la priorité aux commerces de bouche […], pour le reste on verra mais les fourreaux seront là. » Et d’ajouter : « il faut qu’on voie comment amener plus de puissance ». Le déménagement du marché est estimé à près d’un million d’euros.

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