Sur les hauteurs de la très chic Villennes-sur-Seine, et plus précisément dans le quartier Breteuil, les riverains s’inquiètent. Une fuite de documents municipaux concernant l’aménagement de parcelles et la construction de 336 logements à l’orée du bois a provoqué l’émoi chez certains d’entre eux. Pour le maire Michel Pons (DVD), « ce projet n’est qu’une hypothèse. Le permis de construire n’est pas encore déposé et le nombre de logements n’est pas encore arrêté ».

Sur le document daté du 8 juin 2016, que La Gazette s’est procuré, la mention confidentiel est explicite. Pourtant, c’est bien ce document de cinq pages qui a fuité et provoqué la création d’un collectif dans le quartier. Divisés en trois îlots, les 336 logements prévus mélangeraient du collectif et de l’individuel. Des commerces, une résidence intergénérationnelle et des lieux ouverts au public sont également évoqués.

Depuis deux semaines, un collectif nommé « Sauvons Breteuil », se monte. A l’origine de cette mobilisation, Jean-Marc Bréhant, aurait reçu aujourd’hui « une dizaine » de mails. « On ne peut pas échapper aux constructions, note-t-il cependant. Mais avec ce projet, cela fait environ 1 000 habitants en plus. C’est déraisonnable. »

Les parcelles concernées se trouvent au bout du chemin des Graviers, à l’orée du bois. Se pose aussi pour les riverains, la question environnementale : « Il y a des biches, des hérissons, des espèces vernaculaires (propres à Villennes, Ndlr). Comment tout cela va-t-il être géré ? »

Plusieurs réunions concernant les possibilités d’aménagements ont été organisées l’année dernière avec Yvelines aménagement (devenu depuis Citallios, Ndlr). « On nous avait dit qu’on nous consulterait », regrette-t-il. Cela n’a visiblement pas été le cas.

Le projet d’aménagement de ces 14 hectares, déclarés constructibles dans le plan local d’urbanisme de 2008 n’est pas nouveau. Lors de la précédente mandature, un promoteur avait présenté un projet à la mairie, refusé par François Gourdon (UMP). « Ce même projet, on me l’a re-proposé et je l’ai refusé » détaille Michel Pons.

Concernant ce nouvel aménagement, l’édile précise : « Il s’inscrit dans un plan d’ensemble, afin que le tout soit cohérent. Les gens savaient que la zone allait être aménagée. Ce qui change c’est leur réaction. »

Une réunion de quartier est organisée jeudi 2 mars, à l’école des Sables. Conscient que le problème sera abordé, Michel Pons insiste : « Dans le plan local d’urbanisme de 2015, la zone constructible a déjà été réduite. Elle pourrait rebaisser encore. »

Le même problème route de Marolles

Une autre réunion de quartier est prévue le 6 mars, concernant le quartier du Pré aux moutons. Celle-ci promet d’être animée, puisqu’un autre projet immobilier y est contesté : celui de la route de Marolles. Les riverains ont déposé plusieurs recours contre ce projet du promoteur Corem prévoyant la construction des 87 logements répartis sur cinq bâtiments.