La scène n’aura duré que « quelques minutes », selon le père Matthieu Williamson, prêtre de la paroisse de Mantes-la-Jolie. Mais les faits ont été pris « très au sérieux » par les policiers du commissariat de Mantes-la-Jolie.

Dans l’après-midi du 24 décembre, une messe se tient à l’église Saint Jean-Baptiste, au Val Fourré. « Elle était animée par l’évêque de Versailles, pour célébrer les travaux de rénovation à l’intérieur de l’église » détaille le père Williamson de la cérémonie, en présence « du maire de Mantes-la-Jolie (Raphaël Cognet, Ndlr) et du président du Département, Pierre Bédier ».

Si la messe se déroule « normalement », ce ne sera que vingt minutes après la fin qu’un inquiétant événement se produit. « Nous étions en train de prendre l’apéritif sur le parvis, il ne devait rester que trois ou quatre personnes dans l’église », explique le prêtre.

C’est ce moment que choisit un homme pour s’introduire dans le lieu de culte. « Il a arraché des affiches et menacé les personnes de les égorger, raconte le père Williamson. On voyait qu’il n’était pas dans son état normal. » Le prêtre a alors « ouvert les portes » et l’homme a réussi à prendre la fuite. « Cela n’a vraiment duré que deux minutes, je ne pense pas que les gens s’en soient aperçus », poursuit le prêtre.

Toutefois, devant « le sérieux » des menaces, il a jugé important de réagir et est allé porté plainte au commissariat de Mantes-la-Jolie. La même démarche a été entreprise par la mairie mantaise. S’ils n’ont pas renforcé leur présence devant le bâtiment religieux, « une vigilance particulière » a été mise en place, assure une source policière au sein du commissariat mantais.

Une exploitation des caméras de vidéosurveillance va être réalisée afin de retrouver la trace de l’auteur des menaces, décrit comme ayant « une trentaine d’années ». Mais selon les premiers témoignages recueillis, « il ne s’agirait pas d’une personne issue du quartier ».

S’il a loué l’action « rapide » des policiers mantais et le soutien de la mairie, le père Williamson a tenu à préciser « qu’un service de sécurité était assuré par les fidèles, ent re eux », depuis quelques années. Et est revenu sur cette veille de Noël chargée : « Ce n’est pas simple d’avoir dû gérer ça un 24 décembre. Il a fallu aller porter plainte et être entendu avant que ne débutent les messes de Noël. »