Au 31 décembre, ils étaient 1 076 à travailler pour la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), dont 982 à titre permanent. Le manque a été établi à une centaine d’agents par cette intercommunalité née en 2016 de la fusion de six intercommunalités de vallée de Seine. Aujourd’hui, entre recrutements nombreux en cours, externalisations et demandes aux sociétés d’intérim, la collectivité tente par tous les moyens de combler son déficit en personnel.

« Il manque encore une centaine de personnes, dont quelques dizaines pour les services techniques, rapporte Marc Honoré (DVD), maire d’Achères, conseiller délégué de GPSEO à l’administration générale et au dialogue social. On a du mal à recruter du personnel d’exécution et d’encadrement, il y a encore des difficultés sur la partie Est, mais ça avance. D’ici quelques mois, on devrait être à peu près complets partout. »

L’une des mesures adoptées pour tenter de résorber ce manque de personnel consiste en la sollicitation de sociétés d’intérim. Encore peu utilisé dans la fonction publique, le recours aux intérimaires, selon les mêmes conditions que les fonctionnaires titulaires et stagiaires, est limité à 18 mois, pour des remplacements temporaires. « Il y a un accord passé avec une société d’intérim, par convention », précise Marc Honoré.

L’autre décision, manifestement prise afin d’éviter que ne se reproduisent en 2018 les plaintes de nombreux maires et de leurs administrés quant à la voirie et aux espaces verts, concerne le recours à des sociétés privés. De récents appels d’offres sollicitent ainsi des entreprises pour « le ramassage et le traitement de dépôts de déchets abandonnés », la « gestion globale de propreté urbaine manuelle », un
« balayage mécanique », et enfin pour un « ramassage des feuilles et désherbage ».

Au dernier conseil communautaire, jeudi soir, Monique Brochot, représentante du groupe de gauche associé à l’exécutif, Démocratie et solidarité (DS), a demandé « un développement de la masse salariale à la hauteur des enjeux dont la communauté urbaine devra se saisir à l’avenir ». Pas sûr, cependant, que les marges de la manoeuvre financière de la communauté urbaine, dont les charges de personnel s’établissent à 46,7 millions d’euros en 2017 (soit 19 % des dépenses de fonctionnement, Ndlr), lui permettent cette ambition.

Car l’Etat a fixé à toutes les intercommunalités une limite d’augmentation du budget à 1,2 % de 2017 à 2018. « Notamment en matière d’évolution des dépenses de personnel (qui croissent d’ailleurs mécaniquement à effectif constant, Ndlr), on serait extrêmement contraints, et c’est très difficile de rentrer dans cet objectif », a en effet annoncé Dominique Pierret, maire de Drocourt et vice-président de GPSEO aux finances, lors d’un rapport d’orientations budgétaires plutôt morose.