« Le projet le plus ambitieux du mandat. » Tels sont les mots employés dans le dernier bulletin d’informations municipales pour qualifier le projet de rénovation du parc urbain du Belvédère. Outre l’ouverture du parc de 2 hectares au public en journée, la bâtisse du XIXe siècle, accessible actuellement depuis la rue Lebaudy à proximité de l’église, abritera « fin 2024 » la future ­mairie.

« On s’est porté acquéreur grâce à l’établissement foncier des Yvelines il y a maintenant [un peu plus d’un an] d’une énorme propriété au coeur de Rosny, en face de l’église qui s’appelle la propriété du Belvédère », résume de cet achat le maire, Pierre-Yves Dumoulin (LR), en précisant que la commune a dû négocier plusieurs conditions avec les héritiers de la propriété.

« Les héritiers souhaitaient vendre la maison et souhaitaient qu’elle ne soit pas détruite et que le parc reste au maximum dans son état actuel […], explique le maire. On a réussi à racheter la maison avec ces conditions-là vis-à-vis des héritiers. Il y en a une autre qui est plus anecdotique […] c’est qu’on doit entretenir la tombe [des anciens propriétaires]. Ils sont enterrés à Rosny et la famille voulait qu’on entretienne la tombe le jour où ils ne seraient plus là. »

Le coût de l’acquisition de l’ensemble de la propriété qui accueillera la future mairie s’élève à « 800 000 euros ». Quant à la rénovation, elle est estimée selon l’édile à environ « trois millions d’euros ». « Dans le cadre de Petites villes de demain (dont la Ville fait partie depuis janvier dernier, Ndlr), on est éligible à un certain nombre de subventions dont des subventions d’État pour déménager des lieux recevant du public dont les mairies », détaille Pierre-Yves Dumoulin en précisant que les subventions viendront de la part de l’État, de la Région et du ­Département.

Selon le maire, Pierre-Yves Dumoulin (LR), le coût de la propriété du Belvédère, accessible depuis la rue Lebaudry près de l’église, s’élève à « 800 000 euros ».

Concernant l’actuelle mairie, l’édile n’est pas encore fixé sur son devenir. « Petites villes de demain nous a acculé à accélérer beaucoup l’allure sur nos projets, précise-t-il. Moi j’avais beaucoup de projets mais que je pensais étaler sur le temps et là on va être obligé de les mener de front à toute vitesse pour bénéficier du maximum de ­subventions, d’aides de l’État. »

Parmi les idées envisagées pour la mairie actuelle, le maire souhaiterait y créer « un office de tourisme » spécialisé dans la Seine à vélo dans le secteur du Mantois. « Comme les cyclotouristes vont arriver par Rosny ou par Rolleboise, l’idée serait éventuellement d’avoir un certain relais d’informations pour ce qu’ils peuvent faire sur le territoire », détaille-t-il en insistant sur le fait que cette idée n’est encore qu’à « l’état de projets ». Une autre serait de vendre le bâtiment pour agrandir le projet hôtelier au niveau du centre de réadaptation fonctionnelle Aparc situé à proximité. « On peut le vendre dans le cadre du projet hôtelier pour agrandir l’hôtel lui-même », suggère l’édile rosnéen qui n’envisage cependant pas un seul instant la destruction de l’actuelle mairie. « Il n’est pas question que ce bâtiment disparaisse », lance-t-il à ce sujet.

Le déménagement de la mairie et l’ouverture du parc au public n’est cependant pas l’unique transformation envisagée au niveau de la propriété du Belvédère. Des constructions immobilières, dont la livraison est également prévue pour la fin de l’année 2024, sont aussi attendues au niveau de la rue du midi et de la rue Jules de Saint-Michel.

Dans cette dernière, une « centaine » de logements en accession à la propriété donnant sur le parc du Belvédère doit sortir de terre. « Vous aurez des logements très qualitatifs qui seront des logements un peu haut de gamme », affirme l’édile en précisant qu’il s’agira en partie des dépendances actuelles de la propriété du Belvédère avec la réhabilitation des anciennes écuries. Sur les huit aménageurs ayant candidaté pour la réalisation de ce projet immobilier, quatre sont actuellement retenus. D’après le maire, le candidat retenu devrait être connu « fin juillet ».

Quant aux constructions attendues au niveau de la rue du Midi, il s’agira cette fois-ci de logements sociaux dont le bailleur sera Les Résidences Yvelines Essonne. « Il y aura une quinzaine de logements en BRS (Bail réel solidaire, Ndlr) et une quinzaine de logements sociaux plus traditionnels », déclare l’édile en précisant que ces constructions permettent de respecter le pourcentage de logements sociaux exigés lors de nouveaux projets immobiliers par la loi Solidarité et ­renouvellement urbain (SRU).