Lors de la signature ce jeudi 10 juin d’un accord-cadre entre le Département et les acteurs de la recherche, l’enseignement supérieur et la formation médicale et scientifique d’un montant de 200 millions d’euros, trois projets ont été confirmés dans le secteur de la vallée de Seine, dont le déménagement de l’actuel IUT de Mantes-la-Jolie, situé zone Henri IV, au sein du quartier Mantes Université ou le développement du campus de formation de la santé, des services à la personne et de l’autonomie sur le site de Bécheville aux Mureaux. Mais cette signature a été aussi l’occasion d’officialiser le transfert de l’Institut de santé parasport connecté (ISPC), initialement prévu à Guyancourt, là aussi sur le site de Bécheville, à l’horizon 2024, sur 12 000 m².

« Les projets qui sont présentés ici sont des projets essentiels pour nous et ils traduisent bien le lien qui unit l’Université et le Département des Yvelines, insiste Catherine Billaud, première vice-présidente de l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines (l’UVSQ est partenaire des trois projets cités ci-dessus, Ndlr). Nous avons pour projet d’accueillir de plus en plus d’étudiants […]. L’Institut de santé Parasport met en lumière les capacités en termes d’adaptation et l’importance du sport pour les personnes en situation de handicap. »

La nouvelle implantation de l’ISPC est due à un retrait des principaux financeurs, notamment l’État. « L’État à travers la Délégation interministérielle aux jeux olympiques et paralympiques, ne s’est pas prononcé en faveur de notre projet, donc l’État dans ce projet, s’efface, regrette Philippe Fourny, directeur général du projet, alors qu’une étude avait été réalisée en début d’année pour l’implantation du site à Guyancourt. […] Dans ces conditions là, le Département des Yvelines dans sa politique de réalisation et de maillage territorial et d’équilibre territorial, a dit […] je vous invite sur un autre territoire. Au début on a perçu ça comme un plan B en fait on s’est rendus compte que c’était un plan A. »

Des atouts du site de Bécheville, Philippe Fourny poursuit : « On est à côté d’un groupement hospitalier de territoire (GHT) […] on a E-tonomy à côté, on a le site de Flins qui va se reconditionner sur la mobilité, la pertinence des filières de recherches, et sur la formation. » À terme, en 2030, le site accueillera « 90 équivalents temps-plein, 15 chercheurs, trois doctorants et 250 étudiants », conclut Philippe Fourny.

Situé à Mantes Université, dans une partie de la halle Sulzer réhabilitée, l’IUT viendra ainsi compléter le pôle universitaire du Mantois déjà composé du CFAi Mécavenir et l’Institut des sciences et techniques des Yvelines.

Et pour les étudiants, le directeur général du projet compte également s’appuyer sur le renforcement du campus de la santé, en partenariat avec le GHT Nord, le campus des métiers du social Buc ressources, l’Institut de formation sociale des Yvelines et l’agence interdépartementale Yvelines-Hauts-de-Seine de l’autonomie. Situé à proximité de l’ISPC, sa capacité d’accueil devrait monter à 2 000 étudiants « contre 700 à l’heure actuelle », détaille le communiqué de presse.

Un autre déménagement est prévu, celui de l’IUT de Mantes-la-Jolie. « C’est un projet ancien et il est aujourd’hui concomitant avec la réforme qui touche aujourd’hui l’enseignement en IUT, détaille Catherine Billaud. Le DUT se transforme en BUT (Bachelor universitaire de technologie, Ndlr) ce qui aura un impact sur le nombre d’étudiants qu’on accueillera à terme, puisque l’idée c’est de créer cette troisième année, de l’alimenter avec des licences professionnelles qui existent aujourd’hui. […] Il y aura surtout une volonté de renforcer les six filières qui existent déjà sur le site, pas forcément d’en créer davantage. »

Situé à Mantes Université, dans une partie de la halle Sulzer réhabilitée, l’IUT viendra ainsi compléter le pôle universitaire du Mantois déjà composé du CFAi Mécavenir et l’Institut des sciences et techniques des Yvelines. Cela lui permettra de doubler sa capacité, « le nombre d’étudiants accueillis sur le campus passera de 750 aujourd’hui à 1 400 en 2025 », poursuit le communiqué de presse. « L’arrivée d’Eole [qui va augmenter] l’attractivité du territoire et pour finir l’absence relative de formation supérieure publique sur le territoire Seine aval nous poussent à aller plus loin », insiste Catherine Billaud.