« Moi j’ai été élu pour un projet de territoire pas pour gérer des gens qui ont décidé d’utiliser la violence comme moyen d’expression qu’elle soit verbale ou physique », tonne le maire SE, Eddie Aït, après son agression, dimanche 6 juin ­dernier.

Ce matin-là, il est environ 8 h 30 et l’édile progresse avec deux agents de surveillance de la voie publique dans le quartier des bords de Seine. Ces derniers remarquent alors une voiture « garée en plein milieu de la route sans warning », raconte le maire. Le propriétaire de la voiture est alors sommé de déplacer sa voiture sur une place de livraison, sans être verbalisé.

« Il a perdu ses nerfs et a commencé à m’insulter, à me menacer en me disant qu’il savait où me retrouver, qu’il a fait quatre ans de karaté que s’il veut m’étaler il m’étalera », raconte Eddie Aït. Selon l’élu, l’homme aurait également prononcé des insultes homophobes à son encontre.

Le maire a immédiatement porté plainte. « Quand on attaque le maire, on attaque la fonction, un symbole de l’autorité », condamne l’élu. Ce carriérois « connu des services de police » a été interpellé à son domicile dans la journée et déféré devant un magistrat le ­lendemain.