Il avait été évoqué lors de la présentation du rapport d’orientations budgétaires en mars dernier. Lors du conseil communautaire du 23 septembre, Jean-Luc Gris (SE), vice-président chargé de la gestion des déchets pour la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), a annoncé la création d’un budget annexe sur la question des déchets. S’il permet de créer une comptabilité individualisée et plus lisible sur cette thématique, ce budget annexe pourra également servir de base de réflexion à un futur groupe de travail concernant l’harmonisation de la taxe d’enlèvements des ordures ménagères (TEOM) au sein des 73 communes de GPSEO, ­obligatoire à partir de 2027.

« Ce que cette délibération propose, c’est de mettre en place, […] un budget annexe déchets, de façon déjà à pouvoir mesurer de façon précise les dépenses et les recettes afin de pouvoir ensuite travailler sur la partie fiscale, résume ainsi Jean-Luc Gris. […] On peut l’équilibrer par des subventions versées par le budget principal, donc ça permet d’avoir un petit contrôle et de se mettre d’accord entre nous sur le niveau de fiscalité et ce qu’on veut faire. »

L’initiative a été saluée par plusieurs élus, qui attendent toutefois du concret de ces réflexions. « Je souhaite effectivement la création d’un vrai groupe de travail, […] où on analyse le passé pour bien inscrire à ce budget des attributions de compensation notamment pour un certain nombre de communes de la Camy (Communauté d’agglomération de Mantes-en-Yvelines), prévient le maire de Rolleboise, Maurice ­Boudet (SE). Il faut qu’on nous fournisse les chiffres qu’il y avait en 2015 pour les six [intercommunalités], où on en est maintenant etc pour bien analyser les choses. »

Pour le premier adjoint mantevillois, Ari Benhacoun, ce budget annexe servira surtout à analyser « l’équilibre et qui porte [financièrement] ce service public et comment il est financé », des attributions de compensation (flux financier entre les communes et GPSEO définissant le coût des charges transférées, Ndlr) servant à abonder le service de gestion des déchets. « C’est un vaste chantier, mais je pense qu’ensemble on arrivera à une situation qui sera meilleure, a conclu un Jean-Luc Gris plutôt optimiste. […] La route est encore longue, mais c’est le socle fondateur ce budget annexe, de la réflexion sur le financement […] du service déchets pour nos ­concitoyens. »