Mardi 19 octobre, en mairie. Avant la présentation du projet d’aménagement des six hectares vendus par Ikea à Sequens et Cogedim sur le quartier Fauveau, l’impatience était à son comble chez la quarantaine de personnes ayant fait le déplacement malgré la possibilité de visionner l’événement en direct via Facebook. Entre l’envie de conserver un « esprit village » et celle de relier Fauveau aux autres quartiers, les attentes soulevées lors des réunions de concertation préalables étaient nombreuses. Bien qu’ils saluent le travail effectué, les habitants craignent les répercussions de la création de logements ­supplémentaires.

« On trouve le projet plutôt joli, déclare une habitante en référence notamment à la création d’un parc. Nos inquiétudes concernent essentiellement le décalage entre le projet immobilier et la suite. Moi j’insiste sur [les répercussions] des déplacements. » L’aménagement du quartier Fauveau prévoit effectivement la création de 390 logements dont 40 % de logements locatifs sociaux, 40 % de logements en accession à la propriété, 10 % de logements locatifs intermédiaires et 10 % de logements locatifs en accession sociale à la propriété. Ces habitations seront réparties sur 5,5 hectares et, sur une superficie d’environ 5 000 mètres carrés, un collège devrait compléter l’aménagement de ce quartier.

« La réalité de la situation vous la connaissez tous, on ne vous l’a pas cachée. Nous sommes à 14 % de logements sociaux, le gouvernement nous en demande 25 % d’ici décembre 2025. Il va falloir les faire ces 25 % ! », répond le maire, Jean-Pierre Laigneau (DVD), en ­rappelant que la ville est carencée.

« Cela mènera la population de Villennes entre 7 000 et 7 500 personnes, affirme un habitant de la future augmentation du nombre d’habitants évaluée par l’Insee en 2015 à 5 174 habitants. Villennes est un village avec des infrastructures de village, on le sait terriblement puisqu’il est tellement difficile de descendre ou de monter avec des zones de cars. Vous allez donc avoir entre 1 600 et 2 000 personnes qui vont descendre à la gare. Je pense que ce n’est pas viable. »

« Le nombre de logements du PLU intercommunal impose 70 logements par hectare, rappelle Emmanuel Peroys, représentant de la société Sequens qui est l’opérateur des logements locatifs sociaux sur le quartier. À priori, sur un terrain de six hectares, on peut faire 420 logements au minimum. En ­partenariat avec les élus et la communauté urbaine, nous faisons le choix de réduire ce nombre à 390 pour permettre l’implantation d’un groupe scolaire. »

Et justement, alors qu’un membre du public s’interroge sur les raisons amenant les habitants des autres quartiers à se rendre à Fauveau, la représentante de Cogedim, Déborah Marien, est convaincue que le collège y jouera un rôle. « C’est un équipement scolaire qui n’existe nulle part ailleurs sur Villennes et qui pourra être aussi un élément d’attrait pour les parents des collégiens », imagine-t-elle en précisant que le parc sera aussi un des atouts majeurs de ce quartier.

La date de livraison de ce quartier, après deux ans de travaux, est attendue pour 2025 voire 2026 si le chantier se réalise en deux phases comme cela est en cours de réflexion. En aparté, le maire a aussi évoqué, la construction de « 90 logements » à venir par I3F sur la route de Marolles, au-dessus de la résidence du parc. « Cela va être une résidence intergénérationnelle, explique-t-il. On est très attentifs là-dessus et on va réunir les ­riverains pour en discuter. »