Ouvert depuis le début du mois d’octobre, le centre médical Iris santé, situé dans le bâtiment voyageurs Sud, face à la gare routière, avait déjà assuré « 4 000 consultations » deux mois plus tard. Un bilan qui réjouissait le directeur du centre Sam Siblani, ophtalmologue exerçant également à l’hôpital François Quesnay, lors de l’inauguration le 10 décembre dernier. À ses côtés, les équipes de SNCF Gares et connexions (chargé de la gestion des gares, Ndlr), ont insisté sur la nécessité de faire des gares, des lieux de vies et de services pour les usagers, tout en luttant contre la ­désertification médicale.

« On a réussi deux défis de taille, celui d’implanter un plateau technique de dernière génération et des professionnels, se satisfait Sam Siblani du centre ouvert tous les jours de la semaine, de 8 h 30 à 18 h 30. […] Nous allons poursuivre en espérant accueillir prochainement d’autres spécialistes, comme des dermatologistes, [et aussi] de la médecine généraliste. » Pour l’heure, les praticiens installés accueillent une patientèle « venue d’Evreux (Eure), des Mureaux, du Vexin… on draine sur une quarantaine de kilomètres », note le directeur du centre.

« On n’avait pas trouvé preneur pour une activité type restauration, explique-t-on à Gares et connexions du projet initial, lancé dans le cadre de l’appel à projets 1 001 Gares. Du coup on a changé notre fusil d’épaule et on est partis sur une activité utile au développement de notre territoire. » Car l’Île-de-France est désormais classée rouge par l’Agence régionale de santé en termes d’offre médicale, pour les généralistes, comme pour les spécialistes.

« On a réussi deux défis de taille, celui d’implanter un plateau technique de dernière génération et des professionnels, se satisfait Sam Siblani. […] Nous allons poursuivre en espérant accueillir prochainement d’autres spécialistes. »

Pour Denis Dumortier, directeur de projet Gares et connexions pour l’Île-de-France, cette inauguration « vient clôturer un projet initié depuis plus de dix ans », dans le cadre du chantier du prolongement du RER E. L’implantation d’un centre médical permet au lieu, qui accueille 17 000 voyageurs quotidiennement« de devenir un lieu de vie pour les gens qui prennent le train, mais pas seulement, pour les habitants du ­territoire ».

« Qui l’eut crû, il y a encore 20 ou 25 ans qu’on connaîtrait la crise que nous connaissons aujourd’hui ? s’interroge le président du Département, Pierre Bédier (LR). Les Yvelines deviennent un désert médical […]. L’idée d’avoir installé un pôle de santé et l’idée de praticiens de venir s’y installer, c’est génial. »