« Je dirai que c’est le premier dossier que j’ai ouvert en 2014 quand on a été élu. » Comme le rappelle début décembre l’adjoint en charge de la culture et du patrimoine, Pascal Dagory, le projet de restauration du temple de David ne date pas d’hier. Alors que des travaux ont déjà été réalisés ces dernières années sur le monument considéré comme un symbole de l’amitié franco-américaine, l’essentiel du chantier a débuté en septembre pour une durée estimée à « huit mois » dans le magazine municipal de septembre-octobre 2021. Pascal Dagory a, annoncé en conférence de presse sur les 40 ans du centre d’action culturelle (CAC), que l’inauguration du temple de David est prévue « fin septembre-début octobre 2022 ».

« On fera une inauguration théâtralisée », précise-t-il en indiquant que cela permettra de mettre en avant les activités du CAC. Le maire, Guy Muller (LR), espère que cet événement sera possible lors des journées du patrimoine les 17 et 18 octobre prochains. Quant au délai de « huit mois » estimé pour la réalisation du chantier, il n’étonne pas l’édile.

« [Les travaux sont] de toutes natures […]. Il y a la toiture, les corniches autour, l’aspect extérieur, l’aspect intérieur [avec] tous les revêtements intérieurs, il y a une petite fresque au plafond qu’ils vont remettre en état et c’est de la peinture, il y a la menuiserie qui va être refaite à l’intérieur », énumère Guy Muller des activités du chantier. Il précise que du plâtre doit également être modelé par des spécialistes qui, après analyse du matériau existant, reproduiront la même qualité de plâtre.

« Au niveau de la qualité des matériaux, c’est celle de l’époque. Ils refont vraiment à l’identique », ajoute-t-il tandis que son adjoint précise que la seule nouveauté consiste à créer « un drain [qui] empêchera l’humidité de remonter » pour préserver la restauration du bâtiment.

Le coût est estimé à « environ 400 000 euros TTC ». Selon le magazine municipal, le chantier a été « financé à hauteur de 70 % par la Drac (Direction régionale des affaires culturelles, Ndlr), le Département et la Région d’Île-de-France ». Une cagnotte en ligne a également été lancée. « Cela va permettre de réduire la participation communale, je ne sais pas jusqu’où », confie le maire. Le 3 janvier, le site internet de la Fondation du patrimoine indiquait que sur les 40 000 euros escomptés, « 3 100 euros de dons » avaient été recueillis.