Le Relais Val de Seine, spécialisé dans la collecte, le réemploi et le recyclage de vêtements, se lance un nouveau défi. Après le développement des boutiques Ding Fring, l’export de vêtements dans des antennes locales en Afrique et à Madagascar ainsi que le recyclage de vêtements, Le Relais Val de Seine invente, à présent, sa marque de vêtements upcyclés, baptisée R/, en partenariat avec celle d’Andrea Crews. La première collection a été présentée le 2 décembre dans une boutique Ding Fring du Relais, à Paris.

« Pour nous, l’upcycling c’est vraiment venir valoriser les vêtements qui ne peuvent pas être portés », résume Adélaïde Renault, responsable du projet et alternante au Relais Val de Seine, de la technique de recyclage visant à créer des nouveaux vêtements à partir des dons des particuliers sans déconstruire les matières premières.

« C’est une technique qui est un peu vieille comme le monde, tout ce qui est customisation de vêtements, réparation, finalement, cela existe depuis très longtemps. Nous on s’est dit que c’était vraiment une bonne opportunité de venir travailler cela », ajoute-t-elle.

Le temps consacré à la fabrication des vêtements s’avère néanmoins long. « Il y a des pièces qui sont plus longues que d’autres [à fabriquer] mais c’est vrai qu’on est sur une moyenne de deux pièces par jour », déclare Mathis Gaonarch, stagiaire et étudiant en troisième et dernière année d’une école de design de mode. Au total, lui et Louise Ordonneau, une autre stagiaire terminant également son cursus dans une école similaire, ont confectionné 150 pièces depuis septembre pour le lancement de la marque.

« Il y a des pièces qui sont plus longues que d’autres [à fabriquer] mais c’est vrai qu’on est sur une moyenne de deux pièces par jour », déclare Mathis Gaonarch, stagiaire et étudiant en troisième et dernière année d’une école de design de mode.

Malgré un rythme soutenu, Louise Ordonneau ne retient que du positif de cette expérience professionnelle. « J’aimerais bien faire du costume de cinéma [à l’avenir], explique-t-elle. Pour les costumes de cinéma il faut aussi trouver des astuces avec ce qu’on a déjà. C’est pour cela que je me suis un peu orientée là-dessus, je me suis dit que c’était une bonne école pour apprendre à faire plein d’autres choses avec ce qu’on a déjà. »

Selon Adélaïde Renault, Le Relais Val de Seine reçoit « entre 20 et 25 tonnes de textile par jour ». Outre le fait de pérenniser la marque R/, elle espère également pouvoir la développer en créant des emplois en insertion dont le nombre est encore à l’étude. « Plus on créera d’emplois sur ce projet-là, plus on pourra aussi upcycler des vêtements », affirme-t-elle en précisant qu’une formation en couture ainsi que de la créativité sont indispensables. « C’est un travail qui est compliqué mais on se fait la main avec l’expérience », ajoute-t-elle.

Quant aux prix de vente, Adélaïde Renault se veut rassurante : « Pour des pièces qui sont cousues et transformées, on commence autour de 30 [et] 50 euros. On tourne autour de cela. Un jean upcyclé, par exemple, est à 50 euros. On est vraiment sur une mode qui est accessible. Un jean upcyclé, d’habitude, c’est plus autour de 150 euros ». Les vêtements confectionnés ainsi que les invendus lors de l’événement de lancement à Paris seront prochainement mis en vente sur la page Instagram de la marque, @upcycle_r_.