La famille de Samuel Paty a déposé, mercredi 6 avril à Paris, une plainte contre l’État pour « non-assistance à personne en péril et non-empêchement de crime », révèle le quotidien Libération. Les proches de l’enseignant assassiné par un terroriste en octobre 2020, estiment que ce dernier n’a pas été protégé et pointent en cela la responsabilité des ministères de ­l’intérieur et de l’éducation.

Les parents et les sœurs de Samuel Paty, mettraient en avant l’« inaction » des services de l’État lorsque l’affaire des caricatures avait éclaté. Sur la dizaine de jours précédant sa décapitation, l’enseignant d’histoire-géographie avait fait l’objet d’un lynchage sur les réseaux sociaux au sujet d’un cours dans lequel il avait présenté à ses élèves des caricatures de presse de Mahomet. Malgré les signalements, Samuel Paty n’avait pas fait l’objet d’une mesure de ­protection.

D’après nos confrères de Libération, le service de renseignement territorial des Yvelines, « qui avait estimé dans une note du 12 octobre, quatre jours avant l’assassinat, que les choses « se calmaient » », est notamment visé comme plusieurs agents de l’éducation nationale, « au rectorat ou au collège ».