Combien y aura-t-il de logements dans le projet immobilier situé dans le quartier des Sablons ? En février 2020, La Gazette annonçait la construction d’environ 300 logements. Le plan local d’urbanisme intercommunal, disponible sur le site internet de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO), indique que l’orientation d’aménagement et de programmation (OAP) sur le secteur des Sablons prévoit finalement la « construction de 330 ­logements ­environ autour du supermarché [Casino] ». Pourtant le 1er avril, lors du premier des cinq ateliers participatifs ayant réuni une vingtaine d’habitants sélectionnés pour participer à ces séances, les promoteurs Bouygues immobilier et Aegefim Promotion, affirment que ce nombre n’est pas encore ­définitivement arrêté.

« Aujourd’hui [ce nombre] n’est effectivement pas fixé et l’objectif de la démarche qu’on démarre ce soir c’est de pouvoir projeter une cible d’un nombre de logements qui correspond aux souhaits de la nouvelle municipalité », explique Aurélien Pierre Martin, directeur d’agence yvelinoise chez Bouygues immobilier.

Le premier des cinq ateliers participatifs a réuni une vingtaine d’habitants au chalet de Denouval. Ces derniers ont été sélectionnés pour participer à ces séances. La prochaine aura lieu le 23 avril. La question de la densité urbaine devrait être abordée.

« On sait que le nombre de logements c’est toujours quelque chose qui est hyper sensible pour les habitants, ils sont très attachés à cela », explique Michel Près, adjoint à la démocratie participative lors d’une permanence sur le projet immobilier ayant eu lieu le même jour en amont de l’atelier et dans laquelle tous les habitants pouvaient venir exprimer leurs souhaits. « À priori, il y aura autour de 330 [logements] », précise-t-il en se basant sur l’OAP tout en affirmant que les habitants « aimeraient que ce soit ­plutôt autour de 300 ».

« Il pourrait y avoir 300 ou 330 logements, sur la forme, cela pourrait ne pas changer parce que si on fait beaucoup de petits logements, s’il y a beaucoup de T2, on va avoir mécaniquement plus de logements mais si on fait beaucoup de plus grands logements, on en aura moins mais ce sera la même surface de plancher, ajoute l’élu. Le plus important c’est que les habitants soient d’accord avec le projet et avec sa forme ­globale, c’est-à-dire avec laquelle ils vont vivre au quotidien. Ensuite, le nombre de logements, 317, 330 ou 335, cela en fait, ne changera plus rien. »

Sans avoir nécessairement fait part de leur souhait sur le nombre de logements, plusieurs des habitants rencontrés lors de la ­permanence et de l’atelier ont néanmoins insisté sur le fait qu’ils souhaitaient, en tout cas, conserver « la tranquillité » du quartier. Selon les promoteurs, la date du début du chantier n’est pas encore programmée. Le prochain atelier, lui, aura lieu le 23 avril et portera notamment sur la ­densité urbaine.

Le supermarché Casino pourrait déménager

En février 2020, La Gazette annonçait que le supermarché Casino ne devrait pas être affecté par le projet immobilier. Ce propos pourrait néanmoins être revu. Le 1er avril, lors d’un atelier participatif, l’architecte en charge du projet, Catherine Guillot, a expliqué que le supermarché pourrait changer de local.

« Le levier urbain de ce projet va être de transformer ce Casino et d’essayer de le réintégrer dans un autre projet […], explique-t-elle en précisant être entrée en contact avec le supermarché. Casino n’a pas été d’accord avec cette position centrale sur la rue de Triel parce qu’ils souhaitaient se rapprocher de la RD pour avoir une position plus de bord de route si je puis dire. »

Interrogé, Aurélien Pierre Martin, directeur d’agence yvelinoise chez Bouygues Immobilier, et en charge du projet avec Aegefim Promotion affirme que le déplacement du supermarché est effectivement « l’objectif du projet de requalification des Sablons » mais qu’actuellement la destinée de l’actuel Casino n’est « pas encore complètement entérinée ».

Sur les diapositives présentées ce jour-là aux habitants, il est en tout cas mentionné qu’en cas de déplacement du supermarché, un projet de « parking souterrain de 50 places intérieures et 20 places extérieures dédiées [au supermarché] » est proposé en cas d’accord avec le plan local d’urbanisme intercommunal.