« L’objectif c’est de recréer la nature en vile. » L’édile DVG, Djamel Nedjar, ne cache pas son intention de faire du parc de 4,8 ha du château des Célestins un lieu public dans lequel les habitants pourront se retrouver. Pour cela, comme le relatait La Gazette en septembre 2019, un bail emphytéotique de 50 ans a été signé entre la Ville et les ­propriétaires.

Alors que le parc devait initialement ouvrir en 2020, le projet qui prévoit notamment la plantation de vignes et la création d’aires de jeux pour les enfants a pris du retard. Le 13 juin dernier, en conseil municipal, la Ville a approuvé le dépôt d’un permis d’aménager. Le groupe Limay Demain 2020 a voté contre.

« Nous pensons que ce n’est pas une priorité pour Limay, explique l’élue d’opposition, Cécile Dumoulin (LR), de la position de son groupe en insistant sur le fait que le bail ne rend pas la Ville propriétaire du parc des Célestins. Il y a d’abord des espaces naturels qui doivent être aménagés [comme] les bords de Seine […]. Il faut les valoriser. Notre priorité, très clairement affichée, c’est de faire ces espaces en premier. »

« Vous avez raison, c’est un sujet sur lequel nous avons besoin de travailler […]. Mais, vous le savez bien, un projet d’aménagement vert [comme celui des bords de Seine] peut prendre plusieurs années, voire plusieurs mandats. À Mantes-la-Jolie, cela ne s’est pas fait en un jour ! », lui répond Djamel Nedjar en rappelant que, lui aussi, veut les valoriser en les rendant, par exemple, plus accessibles à vélo. Cette envie de les aménager est d’autant plus vraie que, selon lui, les berges de Seine limayennes sont « mieux exposées au soleil [par rapport à Mantes-la-Jolie] et ont donc un potentiel plus important ».

Concernant l’aménagement du parc des Célestins, le maire estime que les travaux commenceront « courant premier trimestre 2023 ». Interrogé sur la durée du chantier, il répond : « Il faut compter à peu près un an de travaux. Il y a le rythme des saisons à respecter, on ne fait pas les choses n’importe comment. » Outre des plantations de vignes, des travaux de mise en sécurité du site sont aussi à prévoir. « À partir du moment où on rouvre un lieu qui n’était pas fréquenté du tout au grand public, il faut s’assurer des conditions de sécurité », déclare l’édile en citant notamment le cas du mur de soutènement ou encore des mares d’eau à sécuriser pour les enfants. Le coût, lui, n’a pas été précisé.