Fier de son mandat, Stéphane Tremblay repart au combat

3 ans après sa victoire aux élections municipales partielles, Stéphane Tremblay va se confronter à nouveau au choix des urnes en mars prochain. Il poursuivra ses actions centrées sur la cohésion sociale et le vivre-ensemble.

2026 aurait-elle été l’année de Stéphane Tremblay si Paul Martinez n’avait pas quitté son poste de maire de Buchelay trois ans auparavant ? Même le principal intéressé l’ignore. Cependant, l’actuel locataire de l’hôtel de Ville souhaite qu’on laisse tranquille l’homme qu’il a accompagné pendant presque quinze ans. Malgré une moitié de mandat pour agir, l’édile buchelois estime « avoir fait tout ce qu’[il] avait promis », avec une attention particulière sur la cohésion et le vivre-ensemble comme la brocante. « Elle était demandée depuis quelques dizaines d’années mais mes deux prédécesseurs ont toujours refusé. Ça a été un week-end magnifique » s’exclame Stéphane Tremblay. Il y a également eu l’ouverture de la médiathèque Odette Dubarry et la pose du terrain synthétique de football alors que l’élu n’est pas forcément friand du ballon rond : « Je préfère avoir les gosses sur le terrain de foot que n’importe où autre part. »

L’homme de 55 ans a aussi misé sur la famille et la jeunesse avec la maison des ados. « Ce n’est pas juste un espace où ils sont là pour se détendre. On leur fait également gagner en autonomie, par exemple, lors d’une visite sur Paris, c’est eux qui devaient amener les accompagnateurs via les transports en commun » précise-t-il. Seul renoncement, la construction d’un centre de loisir. Cela devait représenter un investissement d’environ huit millions d’euros mais le bâtiment aurait pu être obsolète avec la construction des deux écoles intercommunales dans le quartier de Mantes Université. « L’heure est à la mutualisation, analyse Stéphane Tremblay. Et ces établissements scolaires vont nous servir à la fois d’espaces de loisirs, de centres périscolaires… »

Avec sa liste « Buchelay commune d’avenir », le candidat-maire souhaite poursuivre les actions entreprises. Il les a déjà commencées, tout d’abord en préemptant l’ancienne brasserie le Gallia pour le transformer en restaurant inclusif : « nous sommes en contact avec l’ARS (Agence régionale de santé, Ndlr) et Handi Val de Seine ». Ensuite, le 14 février, la première pierre d’une aire de jeu en plein cœur du quartier des Meuniers va être posée et une maison des services ouvrira juste à côté. « J’ai une mère de famille qui avait rallié les 4 km à pied la séparant de la Mairie avec ses deux enfants, explique Stéphane Tremblay. La maison des services permettra déjà de réaliser plusieurs démarches sans faire ce trajet. » Il promet de ne rien lâcher sur les transports, notamment en veillant sur le respect de l’arrêt du collège Georges Sand et la périodicité des bus qui remplace la ligne K. « Il me manque aussi 300 m de piste cyclable mais GPSEO va s’en occuper » ­assure-t-il.

Il y a trois ans, Stéphane Tremblay avait réussi à l’emporter dès le premier tour avec 60,70 % (54 % de participation). Ses deux anciens challengers ne se représentant pas, il devra faire face à son ancienne adjointe Zakia Smail, qui avait quitté la majorité municipale lors du retrait des délégations de Karim Taleb, alors premier adjoint. « Je me demande ce qu’elle pourra me reprocher sur le bilan car elle siégeait avec moi. Et le « je n’aime pas Tremblay », ce n’est pas vraiment un ­programme » ­ironise l’élu.