« Je joue à l’instinct » : ce Limayen va jouer pour 100 000 euros en finale du Winamax Poker Tour

Ce week-end, Michel se rendra au Pasino Grand Partouche d’Aix-en-Provence avec des milliers de participants pour tenter de devenir champion de France de poker. Rencontre avec un joueur « nature ».

Winamax

Ses premiers souvenirs autour d’une table de poker, ils remontent à 10, 15 ans. « J’ai commencé à jouer comme ça, entre potes », se souvient Michel. Depuis, ce déménageur limayen de 56 ans a su parfaire son bluff : il fait partie des qualifiés pour la finale du Winamax Poker Tour qui se déroulera du 20 au 30 mars au Pasino Grand Partouche d’Aix-en-­Provence.

Toutefois, loin de lui l’idée de se pavaner. « Depuis que je joue en ligne, j’ai perdu plus d’argent que je n’en ai gagné, admet-il. Franchement, j’ai eu de la chance ». Nul doute qu’il en faut un peu, de la chance, pour briller au poker. Mais c’est aussi son flair qui a permis à Michel, lors de la finale régionale à Paris, de faire partie des 16 joueurs qualifiés… sur 1 013 ­participants !

S’il qualifie le poker « d’addiction » plutôt que de passion, il assure jouer tous les soirs « pour le plaisir », et se limiter à des mises « raisonnables ». « Mon plus gros gain lors d’un tournoi, c’est 90 euros », glisse-t-il. Bien loin du pactole auquel il peut prétendre en tant que finaliste : l’année dernière, le vainqueur était reparti avec la modique somme de 175 000 ­euros.

N’importe qui tremblerait au moment de se lancer dans une partie avec de telles sommes à la clé. Mais pas Michel. « Je pars l’esprit tranquille, insiste le Limayen. Je me dis que ce serait con d’arriver jusque là et de rentrer « brocouille », mais moi, je joue nature, je joue à l’instinct, avec mon calcul du moment où j’ai la chance ». Car elle est là, la clé du poker pour lui : savoir saisir sa chance. « Quand, vous l’avez pas, vous l’avez pas, explique-t-il. Il y a des périodes. Parfois, vous allez rien toucher, et à une certaine période qu’il faut calculer, vous touchez tout ce que vous jouez. Et ça va durer 4, 5 mains. Il faut saisir cette chance là, calculer quand ça sort et quand ça ne sort pas, car chacun autour de la table a son moment de chance. Pour moi c’est ça le poker : les moments ». Espérons alors que ce week-end, Michel parvienne à saisir le sien.