
Elles pensaient découvrir le monde du travail, elles ont fait la connaissance d’un véritable pervers. Depuis qu’il a agressé deux stagiaires de seconde les 16 et 17 février, un peintre en bâtiment basé à Évreux croupissait en prison en attendant son procès. Celui-ci s’est déroulé le 16 avril au tribunal de Versailles, narré par 78Actu.
Alors qu’il doit s’occuper d’un chantier dans un immeuble à Mantes-la-Ville rue Marcel-Sembat, cet homme de 51 ans dérape dès le premier jour. Aux deux lycéennes, il leur demande déjà si elles sont vierges. Ensuite, le quinquagénaire n’arrête pas d’avoir les mains baladeuses sur les hanches, les fesses et la poitrine des jeunes filles. Il avait même mis au point une technique pour faire passer cela pour des gestes malheureux : quand elles étaient sur un escabeau, il le faisait trembler afin de les rattraper par le postérieur. Les adolescentes ont prévenu leurs parents le lendemain lorsqu’elles ont constaté que le peintre ébroïcien ne s’arrêtait pas. Le site internet d’informations locales nous apprend ensuite que, suite au dépôt de plainte, des perquisitions ont eu lieu au domicile de l’homme de 51 ans : un véritable musée de la décadence.
Sur la table de nuit se trouvaient des sex-toys et une paire de jumelles était dissimulée dans une armoire, sachant que la fenêtre du bureau donne sur une école maternelle. De plus, 293 images ayant un contenu sexuel, dont 30 fichiers à caractère pédopornographique, ont été retrouvées dans son ordinateur. À la barre, le quinquagénaire a expliqué avoir « une sexualité assez ouverte ». « J’ai pratiqué le libertinage entre 30 et 42 ans. En général, je suis attiré par des partenaires plus âgés, entre 50 et 60 ans » a-t-il précisé devant le juge. Les deux victimes sont, quant à elles, « dégoutées » et « n’auront plus confiance à l’avenir », leurs pères assurant que leurs comportements ont changé depuis les incidents : les deux jeunes filles sont plus refermées sur elles-mêmes et accumulent les absences dans leur établissement scolaire.
Le peintre en bâtiment a été condamné à quatre ans de prison, inscrit au Fijais (Fichier des auteurs d’infractions sexuelles) et ne pourra plus exercer de métier impliquant des contacts avec des mineurs.