Il menace son ex-compagne avec une arme braquée sur la tempe

Un homme de 24 ans est venu voir son ex-compagne en pleine nuit le 28 avril. Armé d’un pistolet à gaz, il l’avait menacée de l’envoyer « vers Dieu ». Son procès s’est tenu le 30 avril.

C’est une soirée d’effroi qu’a vécu une Gargenvilloise le 28 avril. Sans raison, son ancien petit ami – un homme d’origine algérienne âgé de 24 ans et sous le coup d’une obligation de quitter le territoire – déboule en pleine nuit armé d’un pistolet à gaz. Après lui avoir mis un coup dans le sternum, il commence à lui proférer des menaces en la braquant au niveau de la tempe. « Je vais t’envoyer vers Dieu » précise 78Actu. Pour qu’il se calme, la victime – qui pensait sa dernière heure venue – lui promet alors de se remettre en couple avec lui.

Une fois qu’il est parti, elle décide de porter plainte pour que l’affaire passe devant les tribunaux. « Il m’avait déjà menacé il y a un mois mais j’avais refusé de porter plainte. En janvier 2026, j’avais déposé une main courante » explique-t-elle lors du procès qui se tenait le 30 avril à Versailles, des propos relatés par le site internet d’informations locales.

Le mis en cause refuse de reconnaître les faits, et son sourire narquois courrouce fortement les juges. D’après lui, son ex-concubine lui aurait bien adressé un sms aux alentours de 22 h lui demandant de venir, alors qu’il semblerait qu’elle provienne d’une nouvelle relation, elle aussi sur Gargenville. La présidente de la cour lui demande aussi pourquoi il n’a pas respecté son obligation de quitter le territoire français, une question restée sans réponse.

« Il l’a menacée avec un pistolet, disant qu’il allait la tuer. Mais on peut imaginer la peur qu’elle a ressentie. Je requiers une peine ferme de trois ans d’emprisonnement avec une interdiction définitive du territoire français » indique la procureure de la République après avoir écouté le mis en cause et la victime. Après quelques minutes de délibération le tribunal suivra ses recommandations. L’homme de 24 ans est déclaré coupable et écope d’une peine de trois ans d’emprisonnement, avec maintien en détention. Il devra quitter la France lorsqu’il aura purgé sa peine.