
L’accord est présenté comme une solution pour le site de Rennes-La Janais, où quelque 2 000 salariés dépendent aujourd’hui d’un modèle unique, le Citroën C5 Aircross. La création d’une coentreprise avec Dongfeng, détenue à 51 % par Stellantis pour y produire un véhicule de la marque électrique Voyah, représente une bouffée d’air pour ce site disposant d’environ 40 000 véhicules de capacité inutilisée.
Mais une formule du communiqué commun a fait l’effet d’une douche froide à Poissy. Les deux partenaires y indiquent que leur nouvelle entité accueillera des activités conjointes d’achats et d’ingénierie, « en tirant parti de l’écosystème très compétitif des véhicules électriques chinois de Dongfeng ». Or le Green Campus pisciacais et ses 8 000 employés est précisément le cerveau de Stellantis en matière d’ingénierie et d’achats.
Pour FO Métaux Val-de-Seine, l’équation est préoccupante : si Dongfeng impose ses propres ingénieurs et acheteurs, entre 2 000 et 2 500 emplois yvelinois pourraient être menacés à moyen terme. Par ailleurs, la CGT n’en a pas fini avec son bras de fer avec la direction de l’usine pisciacaise. Elle a d’ores et déjà annoncé une manifestation devant le siège de Stellantis au 2 boulevard de l’Europe. Pour le syndicat, c’est une première étape pour « construire un rapport de force à hauteur des enjeux sociaux ».