La fusion Yvelines-Hauts-de-Seine est définitivement enterrée

Créé en 2016 pour préparer une fusion entre les deux départements, l’établissement public interdépartemental (EPI) sera dissous d’ici décembre. Pierre Bédier et Georges Siffredi ont assumé la fin de cette structure au Parisien, tout en réaffirmant leur volonté de coopérer.

L’idée avait été lancée avec ambition en 2016 par Pierre Bédier pour les Yvelines, et Patrick Devedjian pour les Hauts-de-Seine : fusionner les deux départements pour créer une collectivité unique, en anticipation d’une réforme du millefeuille territorial francilien qui n’est jamais venue. L’EPI devait en être l’outil de préfiguration. Dix ans plus tard, les deux présidents ont acté sa dissolution, selon Le Parisien.

La fusion avait été mise sur pause en 2021, puis abandonnée en 2023. Au fil du temps, les compétences de l’EPI avaient migré vers des GIP et syndicats mixtes dans les domaines de la voirie, de l’insertion, de l’autonomie ou de l’archéologie préventive. Il ne restait plus dans l’instance que l’aménagement avec Citallios et l’adoption, deux domaines jugés non mutualisables. « L’EPI était devenu une coquille vide », reconnaît Georges Siffredi auprès du ­quotidien.

Pierre Bédier assume sans amertume que « ce n’est pas parce qu’on ne peut pas aller plus loin qu’on arrête tout ». Les deux élus affichent leur volonté de poursuivre leurs coopérations là où elles produisent des économies et de l’efficacité. L’opposition de gauche dans les Hauts-de-Seine livre un tout autre récit, décrivant dans un communiqué « un projet utopique de super-département de droite, mal calibré dès sa conception et mis en place sans consultation de la population ».