Une première pierre symbole de résurrection pour le gymnase Aimé Bergeal

Cinq ans après l’incendie qui l’a ravagé, le gymnase Aimé Bergeal va pouvoir enfin renaître de ses cendres. La pose de sa première pierre a été réalisée le 16 janvier et le nouveau complexe sortira de terre dans 18 mois, ce qui suscite une grande attente pour les associations mantevilloises.

Sami Damergy

Le 21 mars 2021, aux alentours de 3 h, les riverains du gymnase Aimé Bergeal sont réveillés par le concert des sirènes des camions de pompiers venus de tout le territoire. Et pour cause, le complexe sportif est en train de brûler. « Les flammes montaient à au moins 30 mètres de haut, il y avait du feu sur toute la longueur du bâtiment. Cela s’est propagé très vite » témoignait dans nos colonnes un habitant du quartier. Quelques instants plus tard, voilà 50 ans d’histoire réduits en poussière, pour le plus grand malheur de ses usagers que sont les ­associations et les groupes ­scolaires.

Le lendemain, Pierre Bédier fait une annonce fracassante : la halle de 3 000 m² fera son retour dès 2024. Le président du Département fut un brin présomptueux puisque cinq ans plus tard, c’est toujours un immense terrain vague qui trône en lieu et place de l’équipement sportif. « Il y a eu une enquête de la Direction générale de la Sûreté nationale pendant un an. Puis il a fallu lancer l’appel d’offre, choisir les lauréats… » énumère Sami Damergy, le maire de la Ville. Toutefois, cela sera bientôt un lointain souvenir puisque la première pierre du futur gymnase a été posée ce samedi 16 janvier. Une cérémonie symbolique à bien des égards.

Tout d’abord la fille d’Aimé Bergeal (ancien maire de Mantes-la-Ville de 1953 à 1973), la conseillère municipale Annette Peulvast-Bergeal, était présente. Ensuite, cela signifie que la commune retrouvera en 2028 son plus grand édifice dédié au sport. « Et au-delà de l’aspect historique, il nous permettra d’ouvrir des créneaux pour les associations et les collèges » ajoute l’édile mantevillois. En effet, s’il y a bien une entité qui attend l’inauguration de pied ferme, c’est bien le Club Athlétique de Mantes la Ville (CAMV).

Au lieu d’un grand dôme, le gymnase Guimier sera composé de deux bâtiments et d’un espace de sport partagé.

« L’incendie nous a obligé à délocaliser quelques sections sportives comme le handball qui est parti à Rosny-sur-Seine » rappelle Jean-Luc Gehere, le président de l’association. Celui qui gère également l’athlétisme explique que, depuis l’incident, le CAMV a dû serrer les dents : « Pour les sections utilisatrices [du gymnase Aimé Bergeal], on a dû baisser le nombre de licenciés, ce qui a empêché le club de grandir comme nous le souhaitions. »

Si le nouvel équipement sportif occupera la même superficie que l’ancien au mètre carré près, sa conception diffère totalement. Exit l’immense dôme qui surplombait le quartier, les 8 millions d’euros investis – dont 70 % subventionnés par le Département – permettront la confection de deux bâtiments ainsi qu’une zone de sport partagée. « Globalement on est contents, assure Jean-Luc Gehere. On va pouvoir enfin rapatrier nos sections car pour les jeunes, c’était compliqué de faire des allers-retours dans les autres communes. L’avenir s’annonce plus serein. »

En plus du chantier du futur gymnase Aimé Bergeal, d’autres équipements sportifs vont être concernés par des travaux de rénovation. Le gymnase des Coutures verra son toit être refait cet été suite à l’incendie criminel dont il a été victime en février 2025. Enfin, la réhabilitation du gymnase Guimier lui permettra de ne plus être une passoire thermique.