
Bien que plus court d’un mois, le procès en appel de l’attentat d’Érgny-sur-Oise – plus connu sous le nom d’assassinat de Samuel Paty, survenu le 16 octobre 2020 – s’est tout de même déroulé dans une atmosphère tendue. La faute à l’un des avocats de l’activiste islamiste Abdelhakim Sefrioui, Me Francis Vuillemin. Face caméra, Il avait assuré que Samuel Paty « procédait à la discrimination des élèves musulmans ». Une ligne de défense qui n’a absolument pas porté ses fruits. En effet, lors du verdict, prononcé le 2 mars, son client a écopé de la même peine de prison qu’en première instance : 15 ans.
A contrario, les trois autres prévenus ont vu leurs condamnations être réduites. Lors des réquisitions, Brahim Chnina s’exposait à 20 ans de réclusion criminelle mais a finalement écopé de 10 ans de prison, soit 3 de moins que lors du premier procès. Si Naïm Boudaoud et Azim Epsirkhanov ont bien été jugés coupable pour association de malfaiteurs, le caractère terroriste n’a pas été retenu. Leur peine passe donc de 16 ans à respectivement 6 ans et 7 ans d’emprisonnement. Leurs familles ont plutôt bien accueilli cette décision puisque des effusions de joies ont eu lieu dans la salle Voltaire de la cour d’appel de Paris.
Malgré cela, le chapitre judiciaire n’est toutefois pas clôt. En effet, les avocats d’Abdelhakim Sefrioui ont d’ores et déjà annoncé se pourvoir en cassation.