
L’oisiveté est le pire des défauts. Dans l’après-midi du 26 janvier, deux jeunes garçons de 18 ans et originaires de Nanterre (Hauts-de-Seine) se baladent dans un quartier pavillonnaire de l’Etang-la-Ville. Après avoir visité une première propriété, ils remettent le couvert, sauf que la maison s’avère être occupée par deux enfants de 13 et 17 ans. C’est la plus jeune qui a prévenu son père après avoir aperçu une silhouette dans le jardin. « Ma fille de 13 ans m’a appelée car quelqu’un avait sonné à la porte. Puis, elle a vu une ombre dans le jardin qui faisait le tour. Je lui ai dit de se réfugier en haut et de fermer la porte » a-t-il indiqué lors du procès des deux Nanterriens au tribunal de Versailles le 2 mars, des propos relatés par 78Actu.
Finalement, ils n’ont volé aucun objet. Peut-être espéraient-ils récupérer une console de salon puisqu’elle était proche de la fenêtre lorsque les enquêteurs sont venus constater le méfait. Ils sont également tombés sur une paire de gants rouges dans le jardin. Lorsque les deux cambrioleurs ont été arrêtés, les forces de l’ordre ont fouillé les téléphones portables et sont alors tombées sur une photo d’un des prévenus posant fièrement avec les gants et le tournevis qui a permis de forcer la porte-fenêtre par laquelle ils étaient entrés.
Le benjamin de la bande a reconnu les faits sans problème. Le site internet d’informations locales indique qu’il a tenté de disculper son complice en expliquant qu’il avait fait cela tout seul « à cause d’une dette ».
La procureure de la République a requis pour celui qui a cassé la porte-fenêtre deux ans d’emprisonnement dont un an de sursis probatoire d’une durée de deux ans, la partie ferme devant se dérouler en prison. Pour l’autre, elle préconise 18 mois de prison et les deux n’auront pas le droit de paraître sur le territoire yvelinois pendant 2 ans. Le tribunal a suivi les réquisitions de la magistrate.