
Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter ?
Depuis mes 18 ans, j’ai toujours été investi dans les bureaux des associations sportives. Ensuite j’ai été actif au sein de l’AIPE et de la FCPE donc mon engagement ne date pas d’hier. On a aussi développé avec un de mes adjoints le ramassage de déchets sur la commune, car même si les services techniques font leur maximum, cela s’entasse rapidement. Donc de manière bénévole, on les ramassait une fois par mois.
Au départ, dans votre liste Issou tout commence, il y avait cette impression de binôme avec Audrey Morice.
Vous n’êtes pas le premier à me le dire. Dès la première vidéo, c’était clair que j’allais être le maire et elle la première adjointe. Et comme Audrey est aux finances, ce duo reste d’autant plus vrai. Ensuite, nous travaillons vraiment tous en équipe, tout a été coconstruit.
Vous êtes représentant syndical au sein de la structure dans laquelle vous travaillez. Votre liste est-elle donc véritablement sans étiquette ?
Du début jusqu’à la fin de notre campagne, nous avons fait attention à le rester. Même lorsqu’il y a eu les élections pour la présidence de GPSEO, nous sommes restés dans le groupe Seine (le parti de la présidente est Agir pour GPSEO, Ndlr). Nous le devons à nos électeurs qui nous ont élu pour cela.
Un mois après votre arrivée, quelles sont vos premières impressions ?
C’est beaucoup de découvertes. Nous sommes pas mal sollicités par les habitants mais c’est normal. En effet, certaines problématiques ont été laissées en suspend en attendant la fin du mandat et maintenant que les élections sont passées, elles refont surface. Mais cela ne nous fait pas peur. Mon équipe est déjà en action, chacun est déjà bien engagés dans ses délégations. Par ailleurs, on a invité dès le départ les agents de la commune à venir échanger, à se présenter à nous, et nous, nous présenter à eux pour briser la glace.
Vous avez gardé la compétence de l’urbanisme, pourquoi ?
On considère que l’urbanisme engage nécessairement une participation du maire aux politiques de décision. On a simplement décidé que je gardais cette compétence parce que cela permettait d’avoir la réaction la plus immédiate par rapport aux besoins. Je pense aussi qu’avec ma formation de juriste, je devrais m’en sortir.
Quel est votre projet pour Issou ?
Avant de lancer la campagne électorale, nous avons d’abord réalisé un questionnaire avec du porte à porte pour que notre projet soit en adéquation avec les gens. Le constat a été le suivant : 45% des personnes plaçaient la sécurité en priorité, suivi de la jeunesse à 25%. Il n’y a pas de délinquance dans la commune hormis quelques incivilités au quotidien. Nous sommes donc en train de voir comment créer une police municipale sans augmenter les impôts locaux. Des arbitrages seront faits dans les prochains jours, afin d’évaluer nos marges de manœuvre. Déjà, on accompagne notre ASVP pour qu’il devienne brigadier.
Comment se passe la cohabitation avec Lionel Giraud ?
On espère qu’à un moment la rancœur de la défaite va passer. Ses derniers posts sur les réseaux sociaux sont vindicatifs. Notre porte est ouverte et on voudrait vraiment retrouver des échanges constructifs. En plus, il connaît la ville, donc on a besoin de lui.
La question des indemnités du maire revient beaucoup ces derniers temps. Qu’en est-il pour vous ?
Par rapport à Lionel Giraud, j’ai augmenté mon indemnité dans le but de garder un niveau de vie équivalent. Mais nous avons fait en sorte que l’enveloppe globale soit moins importante : 8000 euros d’économie ont été réalisés. Nous ne versons des indemnités qu’aux conseillers municipaux qui disposent de délégations donc, en tout, la Ville paye 8 adjoints et 4 conseillers.