La semaine dernière a été marquée par d’importants blocages dans le secteur pétrolier par les opposants au projet de loi Travail. A Gargenville, le dépôt Total de carburant est en grève depuis le 17 mai dernier suite à l’appel de l’intersyndicale CGT – FO de l’établissement de Grandpuits-Gargenville, qui comprend la raffinerie de Grandpuits en Seine-et-Marne et le dépôt de Gargenville.

Lors de l’assemblée générale de vendredi 27 mai, les employés ont voté à 51 % la reconduction de la grève pour sept jours, d’après un représentant syndical CGT du site de Gargenville. « Aucun produit pétrolier n’entre ou ne sort de l’établissement, que ce soit par camion, par fer ou par pipeline », a indiqué ce représentant CGT. Pour Franck Bobard, secrétaire du syndicat Force ouvrière Grandpuits/Gargenville, le message est clair : « Nous souhaitons le retrait de la loi El Khomri qui, selon nous, ne répond pas à sa mission de lutter contre le chômage. » Ce dernier estime « qu’il n’y a plus que la grève totale pour nous faire entendre. »

Parmi les automobilistes touchés par ces blocages, certains montrent de l’agacement. A l’image de Corine qui attendait pour faire le plein à une pompe de Limay. « Je suis contre cette prise en otage des usagers », estime cette Porchevilloise. Franck Bobard explique « comprendre la colère des automobilistes, mais je leur demande de retourner leur énervement contre le gouvernement ». Si la crainte de pénurie d’essence a poussé de nombreux automobilistes aux pompes à essence au début du mouvement, la situation semblait s’améliorer lundi 30 mai.

Six des huit raffineries du pays étaient toujours bloquées ou ralenties ce lundi, mais Total a annoncé que seules 653 de ses 2 200 stations-services étaient en rupture totale ou partielle. Alain Vidalies, secrétaire d’État aux transports assurait ce vendredi 27 mai que tous les dépôts de carburant, sauf celui de Gargenville, étaient libres d’accès.

TMesures de prévention au centre hospitalier de Poissy – Saint-Germain

Au centre hospitalier intercommunal (CHI) de Poissy – Saint-Germain-en-Laye, l’impact du blocage des raffineries a été moindre. La direction a préféré prendre des mesures de prévention.

« Nous avons défini des rationalisations des déplacements entre nos différents sites et demandé aux équipes de satisfaire les demandes au strict minimum, explique Caroline Jegoudez, directrice des achats de la logistique au CHI. Pour les services psychiatrie et personnes âgées, on a demandé de limiter les activités thérapeutiques. »

Grâce à ces mesures en amont, « aucun service n’a rencontré de soucis », indique Caroline Jegoudez qui ajoute que « aucune rupture d’approvisionnement n’a été constatée avec les fournisseurs ».