Depuis plus de 20 ans, plusieurs chantiers ont été engagés pour une restauration progressive de l’ensemble de l’église Saint-Maclou. Nouvelle étape, depuis le mois de septembre dernier, avec la réfection programmée de la façade sud, gravement abîmée. Des choix à l’origine de sa construction expliqueraient sa dégradation. Une demande de subvention auprès de l’Etat a d’ailleurs été votée au dernier conseil municipal.

Après le précédent chantier de restauration, sur la façade Ouest, achevé en octobre 2015, un important effritement sur les deux contreforts de la façade Sud inquiète. Les pierres de taille menacent de tomber. L’ensemble de la façade est déclaré en péril par les Architectes des bâtiments de France (ABF), un périmètre de sécurité a été immédiatement mis en place, empêchant le passage des piétons et véhicules.

Au mois de septembre dernier, une consultation a été lancée auprès d’entreprises spécialisées. Le même cabinet d’architectes qui s’était occupé de l’étude de la façade Ouest est en charge de celui-ci. Les travaux qui y sont commandés concernent les deux contreforts qui soutiennent la façade du chevet sur la face Sud de l’Eglise Saint-Maclou.

L’Église Saint Maclou, construite au XIème siècle a été agrandie et modifiée jusqu’au XIX ème.
L’Église Saint Maclou, construite au XIème siècle a été agrandie et modifiée jusqu’au XIX ème.

Lors du dernier conseil municipal du 17 septembre, une demande de subvention auprès des services culturels de l’Etat a été décidée à l’unanimité. L’ édifice est classé monument historique depuis 23 ans. Des travaux menés au XIXème siècle, respectant le gothique flamboyant d’origine, expliqueraient cette dégradation prématurée. Le diagnostic établi par l’ABF est sans équivoque : les pierres qui soutiennent la nef de l’église sont sensibles, se réduisent en poussière par endroit et se fissurent, à d’autres, sous la pression de l’édifice.

Souvent utilisée pour illustrer la virtuosité technique de certains bâtiments religieux, la pose en délit (à la verticale, Ndlr) fragiliserait les pierres de la façade. Le cabinet d’architecture prévoit le remplacement de celles qui sont défectueuses. Le feuilleton de la réhabilitation de l’édifice datant du XIème siècle, débutée en 1994, va connaître un nouvel épisode.

Le presbytère également rénové

D’autres chantiers sont prévus autour de l’ensemble religieux. Le presbytère va en effet connaître une coup de jeune, financé par l’Église catholique.

Son mur d’enceinte, qui longe la place Jules Gévelot et fait face au Prieuré, va être abattu avant d’être reconstruit. L’association diocésaine de Versailles engage également la restauration complète de la toiture du bâtiment qui abrite les activités de l’Église.