Le 3 mai dernier, l’incendie courant sur la plaine entre Chanteloup-les-Vignes, Triel-sur-Seine et Carrières-sous-Poissy a officiellement été éteint. Il s’était déclenché dans la nuit du 8 au 9 avril dernier et s’était étendu sur 5 000 mètres carrés. Lors de l’intervention, les sapeurs pompiers avaient découvert l’existence d’un camp de Roms.

Suite à cela, Christophe Delrieu (DVD), le maire avait pris un arrêté concernant la mise en sécurité de la plaine. L’extinction de cet incendie n’est que la première étape des opérations de sécurisation de la plaine. Celles-ci devraient s’échelonner jusqu’au 1er septembre prochain.

« C’est une plaine où il est interdit de circuler ou de s’y implanter », rappelle l’édile carriérois. L’existence d’un camp de Roms a proximité du sinistre posait ainsi problème en matière de sécurité ou d’évacuation.

D’autant plus que l’opération d’extinction a été longue : « Les secours sont intervenus trois fois avant de l’éteindre définitivement. Il s’agissait d’un feu couvant, reprenant régulièrement. »

Mais l’arrêté municipal ne s’arrête pas qu’à cet incendie, il vise également « d’autres feux gênants et irritants », détaille l’élu. Le campement aurait en effet une activité consistant « à brûler des câbles de plastiques pour en récupérer des métaux ». Des manœuvres dégageant des fumées épaisses et noires ainsi qu’une odeur désagréable dont se plaignent les habitants depuis plusieurs semaines.

Depuis la semaine dernière, la seconde phase de sécurisation semble s’être amorcée. « Jusqu’à la mi-mai nous allons être dans une phase d’information. La police municipale va avertir les Roms de ne plus venir et circuler. Ensuite nous passerons à la verbalisation » poursuit Christophe Delrieu.

Dans le même temps, le démantèlement du camp de Roms de Triel-sur-Seine devrait se faire « cet été », selon une source policière, sous l’autorité du préfet des Yvelines.

Des « obstacles physiques », comme des tranchées ou des barrières seront aménagés pour « arrêter de laisser ce site livré à lui même » et y empêcher toute circulation. Le maire espère ainsi que ces différentes phases permettront « de revenir à une situation ordinaire ».