Les agriculteurs continuent de s’élever contre la Ligne nouvelle Paris-Normandie (LNPN), prévue pour les années 2030 afin de désengorger le réseau ferré de Saint-Lazare à la Manche. Dans la matinée du jeudi 22 juin, à l’appel des sections locales de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles (FDSEA) et des Jeunes agriculteurs (JA), ils étaient plusieurs à se réunir sur le rond point situé à l’entrée Sud de Magnanville.

Dès 6 h, ils ont distribué tracts et produits locaux aux automobilistes. S’ils n’excluent pas de durcir le mouvement, cette action avait avant tout un objectif de communication. « On s’est aperçu que beaucoup d’habitants ne sont pas au courant du projet, explique Arnaud Lepoil, président des JA du canton de Mantes. Notre crainte, c’est qu’on voit encore partir des centaines d’hectares. »

Alors que ce dernier affirme que les agriculteurs ont déjà subi « beaucoup de problèmes de grignotage de leurs terres », il estime que la LNPN est « le projet de trop ». Arnaud Lepoil ajoute : « Ce sont plus de 250 exploitations qui pourraient être impactées négativement, dont certaines disparaîtront. »