« Je ne peux me contenter de cette annonce », notait déjà le maire DVD, Laurent Brosse, le 20 avril en réaction au déploiement de 128 policiers dans les Yvelines, dont 18 dans la circonscription de Conflans-Sainte-Honorine. Ce vendredi 21 mai, l’édile conflanais a dévoilé ses échanges avec le ministère de l’intérieur, qui s’est engagé a réétudier les besoins dans un an.

Révélée par Le Figaro, la répartition des postes dans le département ainsi que l’investissement proposé par l’État avait fait réagir élus et syndicats. Certains, comme Laurent Brosse jugeaient effectivement l’apport bien trop maigre « puisqu’on a perdu 17 policiers nationaux depuis septembre dernier, […] donc ce n’est finalement qu’une remise à niveau des effectifs de notre police nationale ».

Dans son communiqué de presse, le maire avait notamment demandé au ministre de l’intérieur, Gérald Darmanin (LREM), de « mettre en application le soutien qu’il m’avait apporté le 16 octobre dernier (après l’assassinat de Samuel Paty, Ndlr) ». Ce mercredi 19 mai, il s’est entretenu avec le cabinet du ministre. « Je souhaitais comprendre quelle était l’idée, quel était le but avec l’objectif d’obtenir un peu plus de renforts », confie Laurent Brosse. De même, si les syndicats policiers craignaient que les nouveaux postes ne viennent que se positionner comme « une rustine » aux différents départs en retraite ou mutations à venir, là encore le maire précise qu’ « il s’agira d’un renfort net, c’est-à-dire que c’est 18 en plus et pas 18 policiers qui remplacent des départs ».

En ce qui concerne les arbitrages de l’État sur le nombre de renforts alloués à la circonscription qui s’étend jusqu’à Verneuil-sur-Seine, ceux-ci auraient, d’après l’élu, été faits pour retrouver le nombre de fonctionnaires en poste au 31 décembre 2016, soit 231.

« Il ajoute un policier en plus, c’est un peu symbolique », complète Laurent Brosse. Mais alors que ces renforts devraient arriver dans la circonscription avant le 31 décembre prochain, le maire en espère davantage.

« Dans ce cadre-là, ils se sont engagés à faire, en 2022, une étude des besoins par rapport à la situation telle qu’elle sera à ce moment-là avec les renforts, pour éventuellement les augmenter en 2022 », annonce l’élu qui semble plutôt satisfait du dialogue engagé.