« Quand ça ne fonctionne pas, ça ne fonctionne pas. » La conseillère municipale d’opposition, Sophie Kérignard (SE), a annoncé, samedi 13 novembre, son retrait du groupe Triel Autrement dont elle avait conduit la liste aux dernières élections municipales. Elle formera désormais avec ses colistières élues, Anne Laporte et Frédérique Maher, un troisième groupe minoritaire au sein du conseil triellois : Vivre ensemble à Triel.

Toutes les trois pointent des divergences au sein du groupe de six élus, notamment dans la manière de concevoir le rôle de l’opposition. « On a vraiment envie d’être dans un souffle un peu plus constructif, explique Sophie Kérignard qui déplore le climat de tension entre le maire et l’opposition qui anime régulièrement les séances municipales et leurs à côtés. On veut éviter l’invective sur les réseaux sociaux ou les courriers qu’on envoie à l’emporte-pièce. On n’est pas là pour faire le buzz. »

Les élues trielloises évoquent également les reproches internes qu’elles pouvaient subir en envisageant des positions favorables à certains projets portés par le maire. « On nous malmène en nous disant « non, tu ne peux pas soutenir, t’es une vendue » mais être dans l’opposition ce n’est pas dire non à tout », dénonce Frédérique Maher.

De leurs côtés, les trois membres restants, Yvon Rosconval, Cyrille Arzel et Ahcene Mebarki déplorent un manque d’investissement des frondeuses. Selon eux, les premiers désaccords se sont figés avant même le résultat des élections, lorsque Sophie Kérignard avait refusé l’alliance d’entre deux-tours contre Cédric Aoun (SE) avec les autres candidats en lice. « Puis dès juin, il y a des tentatives pour nous évincer de la liste donc ce n’est pas ce qui permet de fédérer un groupe, grince Yvon Rosconval, qui est le président de l’association Triel Autrement. Madame Kérignard a considéré qu’elle était tête de liste à vie, mais Triel Autrement ce n’est pas la république bananière. »

Espérant que ce divorce permette de retrouver un climat plus apaisé au sein du conseil municipal, du moins avec ce nouveau groupe, Cédric Aoun (SE), applaudit le départ des trois élues. « Je pense qu’elles auraient dû le faire avant, ponctue l’édile. Il y avait de grosses tensions au sein de l’opposition et ça se ressentait au conseil, ça empêchait une démarche constructive. »