« Une ville de taille moyenne, des espaces verts, beaucoup d’équipements publics et […] une ville bien desservie. » Bien qu’il reconnaisse que la ville souffre d’une mauvaise réputation, l’adjoint à l’urbanisme, Boris Venon (PS), n’a toutefois pas manqué d’éloges pour décrire la commune auprès des professionnels de l’habitat et notamment des promoteurs immobiliers. La Ville les a réunis dans la salle de spectacle de la Micro Folie le 10 décembre pour leur faire part des futurs projets urbanistiques souhaités à l’horizon 2030 et notamment dans le cadre de la rénovation urbaine (voir notre édition du 15 décembre). Le but était notamment de nouer des relations avec les professionnels de l’habitat et les promoteurs immobiliers pour les associer à ces projets et ainsi éviter tout conflit éventuel.

Sur ce point, l’édile, François Garay (DVG), est particulièrement clair. « Je pense qu’il est important […] qu’on fixe un peu les règles du jeu, que vous compreniez un peu ce qu’il en est », affirme-t-il. Le maire est rejoint par Boris Venon. « On a souhaité pour que cela ne soit pas l’anarchie qu’on puisse créer un cadre dans lequel nous vous demandons de vous inscrire mais dans lequel nous sommes également preneurs de vos suggestions », déclare-t-il en insistant sur le fait que la commune est particulièrement attractive en raison de sites comme Ariane Group dont le siège social a commencé à emménager sur la commune le 1er octobre.

Selon lui, l’attractivité de la commune va s’accroître encore davantage avec l’arrivée d’Eole à l’horizon 2025. Pour autant, Boris Venon souhaite un « développement [urbanistique] maîtrisé, anticipé et harmonieux autant que possible ». Alors qu’un promoteur s’interroge sur la sociologie des personnes travaillant en ville, Boris Venon reconnaît que la plupart des Muriautins exercent leurs professions hors de la commune et que les personnes travaillant en ville n’y résident pas forcément.

« Je pense qu’il est important […] qu’on fixe un peu les règles du jeu », déclare l’édile, François Garay (DVG) (à gauche), aux professionnels de l’habitat et notamment aux promoteurs immobiliers pour les associer aux projets de développement urbanistiques et éviter tout conflit éventuel.

« Les personnes qu’on va chercher à capter sont les personnes qui passent par Les Mureaux, ils y travaillent, ils aperçoivent ce qu’est la ville donc ils n’ont pas forcément l’image, je caricature, mais que le parisien moyen peut en avoir et donc ils seraient éventuellement susceptibles d’investir chez nous », explique-t-il tandis que le maire insiste sur la volonté de la municipalité à promouvoir la « mixité sociale ».

Ces arguments semblent appréciés par les promoteurs immobiliers qui affirment suivre avec attention les projets urbanistiques sur la commune. « Les Mureaux et l’ensemble de la vallée de la Seine est un territoire qu’on suit depuis longtemps en tant que promoteur immobilier parce qu’on sait que ce territoire là est en train d’évoluer de manière très positive donc on le suit de manière très attentive », déclare Florence Curvale, directrice des relations publiques chez Eiffage ­Immobilier en particulier dans les Yvelines.

Alors que son entreprise n’est pas encore présente dans la commune, cela pourrait éventuellement changer à l’avenir. « J’ai le sentiment qu’on va pouvoir lancer de véritables partenariats efficaces qui vont correspondre aux attentes des entreprises qui sont déjà implantées et surtout aux attentes de la Ville avec toutes ses ambitions environnementales, toutes ses ambitions aussi d’amélioration de la qualité de la ville », précise-t-elle. Ce sentiment était également partagé par d’autres promoteurs immobiliers.