Situé dans la zone d’aménagement concerté (Zac) Rouget-de-Lisle, le nouveau collège pisciacais sortira de terre dans le courant de l’année 2027, à l’angle de l’avenue de Pontoise et de la rue Saint-Sébastien. Lors de l’assemblée du 24 juin dernier, le Département a approuvé les montants consacrés aux études pour la construction de ce nouvel établissement scolaire, en entrée de ville. Les travaux devraient, eux, démarrer au plus tard durant l’année 2025.

La construction de ce nouveau collège fait partie intégrante du « Plan collèges » de 525 millions d’euros présenté en mars 2021 et qui vise à construire ou reconstruire 15 établissements. Lors de ce lancement, le Département avait également argué que l’énergie des collèges représentait la deuxième source d’émissions de gaz à effet de serre produites par la collectivité. « Ces nouveaux collèges auront la caractéristique d’être construits de façon exclusivement bio-sourcée, donc c’est plutôt a priori du bois, ça peut être aussi de la brique, c’est tout sauf le béton en d’autres termes ou alors il faut du béton recyclé », expliquait alors Pierre Bédier (LR), président du Département, de la future ­politique mise en œuvre.

À Poissy, « ce nouvel établissement va permettre de répondre à la demande scolaire sur le territoire », expliquait lors d’une réunion publique le 30 mai dernier Marc Busso, directeur des services techniques de la Ville, la Zac devant accueillir 2 000 nouveaux logements depuis le début des travaux. D’une capacité de 600 places, ce nouveau collège aura une emprise au sol de 4 878 m² et sera situé sur une ancienne friche appartenant à la SNCF, au Nord-Est de la Zac. Un emplacement jugé « stratégique » par l’aménageur interdépartemental Citallios dans un document de présentation de la Zac en 2018. « L’ilot profite d’une très grand visibilité (voies ferrées, réseaux routier départemental) dont il s’agira de tirer parti en y développant un bâtiment « signal » par sa programmation et son architecture », détaillait alors le document.

« Le programme se poursuit », se satisfait donc Pierre Bédier ce vendredi 24 juin, après que les élus Départementaux aient voté le lancement des études pour l’établissement, dont la construction a été estimée à 40 millions d’euros, « sachant que la maîtrise d’œuvre est estimée à 6 millions d’euros », détaille Suzanne Jaunet, conseillère départementale du canton de Poissy. « On alterne, soit on le fait dans un système où on confie le soin des études à un groupement avec le constructeur et puis d’autres fois où les études sont séparées et ensuite on choisit un constructeur, ce matin on était dans la deuxième hypothèse », fait remarquer Pierre Bédier.

D’une capacité de 600 places, ce nouveau collège aura une emprise au sol de 4 878 m² et sera situé sur une ancienne friche appartenant à la SNCF, au Nord-Est de la Zac. Un emplacement jugé « stratégique » par l’aménageur interdépartemental Citallios.

Effectivement, un concours restreint de maîtrise d’œuvre a été lancé par le Département il y a quelques semaines. « L’objectif est de participer à la redynamisation de cet ancien secteur industriel via la mise en place de la Zac et de participer au développement de la ville de Poissy », justifie de la localisation le Département. Dans ces documents, la collectivité précise notamment ses attendus en matière d’architecture et de ­fonctionnement du lieu.

« Du point de vue urbain et architectural la présente opération vise à concevoir un collège pleinement inscrit dans son environnement urbain et social, un collège qui puisse participer de la vie du quartier, devenant ainsi un lieu de rencontres et d’échanges », souligne-t-elle. Une architecture « sobre et pragmatique », mais aussi « compacte » par la construction d’un seul bâtiment est souhaitée, « la priorité étant donnée à une exploitation-maintenance aisée et économe », poursuit le Département.

Concernant le fonctionnement, le Département compte « favoriser la présence des enseignants dans l’établissement en dehors de leur temps d’enseignement passé avec les élèves », « permettre à la fois le travail en équipe et le travail individuel ». Il est également attendu une certaine « évolutivité » des espaces pédagogiques. « Le collège de Poissy […] ne comptera ni SEGPA ni élèves en réinsertion, mais comportera une classe ULIS, une Unité pédagogique pour élèves allophones nouvellement arrivés (UPE2A) et un dispositif relais », complète le Département.

L’accès au collège se fera par un système de double-parvis, dont le premier, entièrement piéton et à l’extérieur de son emprise, sera réalisé dans le cadre des aménagements de voirie de la Zac Rouget-de-Lisle. Le second parvis sera lui situé dans l’enceinte de l’établissement. « Aucun accès piéton ne sera possible depuis la future prolongation du boulevard de l’Europe. Les accès piétons principaux seront tournés vers la contre-allée Rouget-de-Lisle et la rue Saint-Sébastien, explique le Département. Le ou les accès des véhicules motorisés vers les espaces de stationnement se feront depuis la [future] contre-allée Rouget-de-Lisle et la rue Saint-Sébastien. »

Dans ce concours de maîtrise d’œuvre, Le Département présente également les dessertes du futur établissement : « Un dépose-minute de 3 places sera aménagé sur la voie publique du côté de la rue Saint-Sébastien. Un arrêt de bus sera situé sur la voie publique sur l’Avenue de Pontoise. Il sera desservi par des lignes urbaines classiques et ne sera pas dédié au fonctionnement du collège. La piste cyclable desservant l’écoquartier Rouget de Lisle sera prolongée jusqu’au passage piéton traversant l’avenue de Pontoise. Un trottoir de 4 mètres de large sera aménagé au sud de la parcelle du collège, le long de la rue Saint-Sébastien. »

Une nouvelle convention pour favoriser le recours aux entreprises locales

Lors du conseil communautaire du 30 juin dernier, l’exécutif de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise (GPSEO) a présenté et fait voter une convention de partenariat entre GPSEO, la commune, l’aménageur interdépartemental Citallios,les Chambres d’industrie et de commerces Paris-Île-de-France et Paris-Versailles, et les futurs promoteurs immobiliers afin de favoriser le recours aux entreprises locales.

« Une première expérimentation a été menée sur les années 2019-2021, avec des résultats décevants : sur un montant global de marché de travaux de 13 millions d’euros, une seule entreprise du territoire s’est vu attribuer un marché d’un montant de 10 000 euros », pointe la délibération de la communauté urbaine.

Cette nouvelle convention, d’une durée de trois ans et plus contraignante, « doit permettre que 90 % du total des dépenses engagées par chaque promoteur immobilier pour la réalisation du quartier Rouget de Lisle soit allouées à des établissements franciliens, 15 % à des établissements yvelinois, et 3 % à des établissements de la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise », détaille-t-elle. Des heures d’insertion, « à hauteur à minima de 5 % du nombre d’heures de main d’œuvre estimé » sur les chantiers seront également mises en place.