
Une enquête publique s’est tenue jusqu’au 2 octobre dernier, afin de permettre au public de s’informer et de formuler des observations quant au projet de réaménagement de l’îlot Front de Gare de Mantes-la-Ville, situé au croisement de la route de Houdan et de la rue Maurice Berteaux (anciennement occupé par le pub O’Carolan). L’objectif ? En faire un pôle exclusivement tertiaire afin de renforcer le dynamisme économique via la création de bureaux et de commerces (environ 7 400 m²) pour accueillir près de 450 emplois.
L’enquête a révélé plusieurs préoccupations majeures des riverains auxquelles le maître d’ouvrage, la communauté urbaine Grand Paris Seine et Oise, a dû répondre. Notamment la hauteur des bâtiments, qui pourraient s’y élever sur 4 à 7 niveaux. Cela « permet de créer un signal architectural fort marquant l’entrée de ville et le renouveau du quartier de la gare », souligne le maître d’ouvrage. Quant à ceux qui s’inquiètent de la future densité du quartier avec trop de bureaux, GPSEO avance que le tertiaire était la seule solution pour revitaliser cet espace coincé entre les voies ferrées et des entreprises bruyantes comme Selmer ou Buffet Crampon.
Une autre préoccupation des riverains réside dans le manque de parking public, et l’envahissement potentiel des rues adjacentes par les usagers de la gare. S’il n’y aura pas de parking public, la stratégie est de faire de Mantes-Station un pôle « mobilités douces ». « La stratégie territoriale de GPSEO consiste à privilégier le pôle de Mantes-la-Jolie pour le rabattement automobile, tandis que le pôle de Mantes-Station a vocation à devenir un pôle de proximité favorisant les modes actifs et les transports en commun », peut-on lire dans le rapport du commissaire enquêteur. Un parking privé de 300 places sera toutefois construit sous les bureaux pour les salariés, afin qu’ils ne se garent pas dans la rue.
L’absence d’ascenseurs et, plus globalement, d’amélioration en termes d’accessibilité aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) est également pointée du doigt. Pour les ascenseurs, la raison est simple selon le maître d’ouvrage : cela serait « impossible » en raison des contraintes techniques au sein de la gare. « L’étroitesse des quais existants de la gare de Mantes-Station ne permet pas techniquement l’implantation d’ascenseurs répondant aux normes de sécurité incendie et d’évacuation des voyageurs », assure la maîtrise d’ouvrage. L’accessibilité PMR se fera via des dispositifs sonores et visuels. Quant à ceux qui voyaient en ce projet une disparition pure et simple de l’arrêt Mantes-Station, qu’ils soient rassurés : avec l’arrivée du RER E en 2027, la fréquence des trains va augmenter, tandis que le hall va être modernisé et qu’une place végétalisée va remplacer le bitume devant l’entrée.