
Promis, ce n’est pas une « démarche de candidature ». Et ça, c’est Franck Fontaine lui-même qui l’assure. Dans une lettre ouverte adressée aux maires et élus communautaires de Grand Paris Seine et Oise, l’édile de Mézières-sur-Seine fraîchement réélu a tenu à faire part des « constats » et des « réflexions » qu’il nourrit depuis plusieurs mois d’échanges avec certain de ses homologues, à propos des « priorités qui pourraient guider la prochaine mandature ».
Parmi celles-ci, Franck Fontaine met en avant la nécessité d’une « gouvernance plurielle » qui, selon lui, a permis des « avancées importantes » lors de la dernière mandature, citant notamment l’évolution de la Taxe d’Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM), ou l’adoption du projet d’institut du sport adapté aux Mureaux.
Toutefois, l’élu dresse une mise en garde : « la communauté urbaine de 2026 n’est plus tout à fait celle de 2020 ». « À l’époque, notre territoire pouvait encore s’appuyer sur des partenaires institutionnels particulièrement solides. Aujourd’hui, le contexte a évolué, et il est probable que notre intercommunalité doive davantage compter sur ses propres capacités d’initiative et de gestion dans les années à venir ».
Concernant les orientations qu’il esquisse pour GPSEO, on note le refus d’augmenter la fiscalité communautaire, la baisse de la taxe foncière et un développement économique qui « ne doit pas se limiter aux centralités urbaines ».
Quant à la gouvernance en elle-même, qu’il souhaite « transparente » et qu’elle permette « la liberté des élus », Franck Fontaine propose une « conférence des maires » pour « nourrir la décision collective ». « Notre communauté urbaine ne peut réussir que si elle reste attentive aux besoins, aux attentes et aux réalités vécues par les 73 maires qui la composent ». Reste à savoir si ses propositions auront été entendues, lors du vote de ce jeudi 16 avril.