Fusil de chasse, beretta, 4 800 euros en liquide… La BAC réalise une belle prise chez un dealer

La brigade anticriminalité de Mantes-la-Jolie a réussi à mettre la main sur un dealer de la cité mantaise. Après l’avoir interpellé rue de la Fontaine le 4 mai, les forces de l’ordre ont réalisé une descente chez lui et ont trouvé un sacré butin.

Dans la matinée du 4 mai, les effectifs de la BAC de Mantes-la-Jolie se postent tranquillement rue de la Fontaine à Mantes-la-Jolie. Ils assistent alors à une transaction de résine de cannabis entre deux individus et procèdent à leur interpellation. Le vendeur, un homme de 25 ans originaire de la cité mantaise, est trouvé porteur de 115 grammes de résine et d’herbe de cannabis tandis que le deuxième individu, présentant tous les aspects d’une personne toxicomane, a également sur lui quelques grammes de résine de cannabis. Entendu librement, le Muriautin reconnait les faits et désigne formellement le Mantais comme étant son « dealer ». S’en suit alors une ­perquisition chez lui.

Elle s’avère particulièrement fructueuse puisque les policiers découvrent un fusil de chasse à canon juxtaposé de calibre 16, d’une arme de poing de marque Beretta modifiée aux fins de pouvoir faire usage de munitions 9 mm, de 6 cartouches de 9 mm, de 1 900 grammes de résine de cannabis, de 96 grammes d’herbe de cannabis, de deux sacs contenant le matériel caractéristique au conditionnement de stupéfiants (balances de précision, sachets et divers emballages) et enfin de 4 840 euros en liquide.

En audition, le suspect nie avoir procédé à une quelconque transaction et se présente comme une « simple nourrice ». Par ailleurs, il refuse de communiquer le code de déverrouillage de son téléphone portable, ce qui aurait pu permettre d’obtenir plus d’informations sur ses éventuels fournisseurs. À noter également qu’il a dû se présenter à une consultation médicale, mais celle-ci a dû être interrompue en raison de son agressivité et de sa grossièreté envers le docteur qui la menait.

À l’issue de la mesure de garde à vue, l’homme de 25 ans était déféré au tribunal judiciaire de Versailles. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 3 ans, dont 1 an avec sursis probatoire et a fait l’objet d’un ­mandat de dépôt.