« Je dois dire que c’est une première. Je suis maire depuis 15 ans, des enquêtes publiques, on en a fait beaucoup, ce n’est jamais arrivé. » Hugues Ribault (LR), maire d’Andrésy, confirme par ces mots son étonnement suite à la « subtilisation dans son intégralité » du dossier d’enquête publique portant sur la délimitation du domaine public fluvial sur l’Île Nancy.

Le vendredi 27 janvier, à l’annexe de la mairie d’Andrésy où l’enquête est disponible, « le dossier a été pris par quelqu’un », explique Hugues Ribault. Et de préciser que la mairie « a porté plainte contre X ». Si la préfecture a indiqué au maire d’Andrésy que ce genre d’événements n’était « pas si rare », ce contretemps prolonge l’enquête publique jusqu’au vendredi 17 février.

Elle concerne la délimitation des passages publics de 3,25 mètres au bord de la Seine par des géomètres des Voies navigables de France (VNF), et soulève l’opposition virulente de quelques riverains des berges. Si Hugues Ribault précise que « peu de personnes » s’étaient rendues en mairie annexe pour y participer, celles qui avaient manifesté un avis sont invitées à le refaire.