Des murs de six mètres de haut le long de l’avenue Pierre Bérégovoy, à 150 mètres des premières habitations. Il s’agit de la nouvelle implantation étudiée par l’Agence publique de l’immobilier de la justice (Apij) pour le centre pénitentiaire de 700 places et annoncée aux élus présents lors d’un comité de pilotage s’étant déroulé le 14 avril dernier. Le premier emplacement, plus proche du bois des Châtaigniers est pour le moment écarté du fait de contraintes techniques trop importantes. En parallèle, des alternatives d’implantation seront étudiées, la concertation publique devant démarrer en fin d’année.

« Il y a plusieurs problèmes, les problèmes techniques terrains, les problèmes de viabilité aussi, d’électricité, d’alimentation d’eau puisqu’il n’y a pas de pression d’eau, il fallait faire un bac de rétention d’eau, souligne Patrick Magny, vice-président de l’association Tous mobilisés contre la prison de la mise à l’écart du site initialement prévu. […] Ils ont rebasculé sur le site n°1 […] parce qu’il y a tous les réseaux existants. »

« Ils ont rebasculé sur le site n°1 […] parce qu’il y a tous les réseaux qui sont existants », souligne Patrick Magny, vice-président de l’association Tous mobilisés contre la prison.

En décembre puis en février, le collectif avait envoyé deux manifestes, en proposant 21 sites alternatifs allant de Bonnières-sur-Seine à Versailles. « On est convaincus qu’il y a d’autres sites qui existent », appuie Patrick Magny en précisant les critères retenus dont la proximité avec différentes infrastructures comme les gares, les hôpitaux et l’A13. Selon nos informations, le préfet aurait approuvé le lancement d’études de faisabilité pour certains d’entre eux, en suivant le même procédé que pour les sites magnanvillois.

Lors de ce comité de pilotage, le maire, Michel Lebouc (DVG), se serait opposé à cette nouvelle implantation, qu’il juge trop proche des habitations et des équipements publics que sont le gymnase Marie-Amélie Le Fur et le lycée Léopold Sédar-Senghor. Lors d’un live ce mardi 19 avril, il a repris sa position : « Sachez que le maire que je suis fait tout et fera tout, que ça soit clair pour tout le monde, pour travailler avec vous et notamment l’association, que je remercie par rapport au travail qu’ils font et que ce projet soit enlevé. »

L’édile assume également « faire le lien » auprès de l’association en faisant remonter les différents retours de l’État et du comité de pilotage. Il invite également tous les Magnanvillois à se rendre à la réunion de concertation publique qui aura lieu à la fin de l’année 2022 où « tout le monde pourra prendre part et manifester son accord ou son désaccord ». L’association attend, elle, un retour de l’Apij « dans le courant du mois de juin », ­précise Patrick Magny.