Il éclate le crâne de son compagnon de beuverie

En 2024, pour fêter le week-end de la Toussaint, deux hommes ont ingurgité une grosse quantité d’alcool. L’un a ensuite passé à tabac l’autre avec un club de golf, le laissant proche de la mort. Son procès avait lieu le 22 avril.

Il a travaillé son swing… sur le crâne de son meilleur ami. C’est une bien triste affaire que nous narre 78Actu. Deux compagnons de beuverie veulent « fêter » le week-end de la Toussaint. Le programme de ce vendredi 1er novembre 2024 soir est donc simple : de l’alcool fort. Pierre* arrive donc chez Antoine*, un pavillon situé sente des Troènes à Magnanville, armé de plusieurs bouteilles de whisky. Les verres n’ont pas le temps de se vider qu’ils se remplissent aussi sec et ce qui devait arriver, arriva.

Pierre, maîtrisant moins ses mouvements, fait tomber un cendrier et de l’alcool sur le sol et là Antoine voit rouge. Il commence à frapper son compère, d’abord avec un balai, puis avec un club de golf. Et les deux vont même finir par céder sous la violence des coups comme le précise le site internet d’informations locales. Alors que la nuit est bien entamée et que sa rage se dissipe, le propriétaire des lieux décide d’écrire… à son ex-copine. Et le samedi au petit matin, il l’appelle. Grâce à la visio, celle-ci aperçoit l’étendue des dégâts et voit le corps de Pierre allongé sur le canapé et caché par un drap. Elle décide alors d’appeler la police.

Sur place, les forces de l’ordre découvrent un homme dans un piteux état : les poignets cassés et l’os de sa boîte crânienne est apparent et fendu indique 78Actu. Les enquêteurs essayent de faire des prélèvements dans le pavillon mais Antoine a tenté de tout laver à la javel, aussi bien les murs que ses vêtements.

Pierre, à l’agonie, est transféré de toute urgence d’abord à l’hôpital François-Quesnay de Mantes-la-Jolie puis à la Pitié Salpêtrière à Paris où les médecins le sauvent par miracle. Quant à son « ami », durant son audition, il ment : ce serait 4 hommes qui auraient agressé son ami. Et même devant les juges, lors de son procès au tribunal de Versailles le 22 avril, il raconte qu’Antoine serait « tombé sur la table basse » : « Il s’est blessé tout le devant du visage. J’ai voulu le mettre dehors mais il s’est énervé. » Un assesseur montre alors la photo de la victime. Pierre s’exclame : « Il avait déjà une sale gueule avant (sic). » Les juges lui infligeront 7 ans de prison de ferme. Déjà incarcéré depuis novembre 2024, l’auteur des faits en a donc encore un peu plus de 5 à purger.

*Les prénoms ont été modifiés