« C’est nouveau, c’est innovant, alors forcément, ça m’intéresse. » Ce jeudi 13 janvier, le maire Laurent Brosse (LR) a le sourire à la sortie de la commission départementale d’aménagement cinématographique. Cette dernière a donné un avis favorable à l’extension du cinéma Pathé situé zone des Boutries. Avec à la clé l’aménagement d’une salle Imax d’ici la fin de l’année 2017. En France, une dizaine de salles seulement disposent de cette technologie de projection.

Un écran imposant, des sièges inclinés et rapprochés, des projecteurs en 4K… « Il s’agit d’une plongée au coeur du film », détaille Séverine Breil, directrice du Pathé de Conflans-Sainte-Honorine. Son cinéma a été choisi en partie grâce à sa programmation : « Actuellement, seuls les blockbusters américains sont tournés dans ce format », détaille la directrice. Parmi les films tournés en Imax, on retrouve par exemple Rogue One : A Star Wars story.

Si aucun recours n’est déposé, la nouvelle salle devrait voir le jour pour la fin de l’année, à l’intérieur des bâtiments existants « à côté de la salle 10 ». Les travaux se dérouleront la nuit et dans la matinée, pour ne pas perturber les séances. Des travaux de rénovation seront aussi menés. Par cette opération, Séverine Breil espère ainsi « concurrencer la vidéo à la demande ». Et ajoute : « Nous devons rester attractifs pour la jeune génération. Notre objectif c’est de ne pas perdre d’entrées. »

 Si aucun recours n’est déposé, la nouvelle salle devrait voir le jour pour la fin de l’année, « à côté de la salle 10 ».
Si aucun recours n’est déposé, la nouvelle salle devrait voir le jour pour la fin de l’année, « à côté de la salle 10 ».

Pour se payer une séance d’Imax, il faudra toutefois payer un supplément, allant de 3 à 5 euros. La séance de cinéma peut donc vite s’avérer onéreuse (une place plein tarif au Pathé Conflans coûte 11,70 euros, Ndlr). Néanmoins, ce surcoût ne semble pas effrayer Frédéric, retraité conflanais, venu ce samedi au cinéma : « Je pourrais payer plus pour une meilleure qualité d’image. » Même son de cloche pour Christophe, accompagné de ses enfants. « C’est toujours un plus, détaille-t-il. Je serais prêt à payer plus, mais seulement pour des gros films. »

Elodie, jeune maman conflanaise, ne connaît pas la technologie Imax : « Cela ne m’intéresserait pas de payer plus », estime-t-elle. « Il y avait plusieurs demandes du public concernant l’équipement », précise la directrice du cinéma. Elle veut par ailleurs rassurer les spectateurs éventuellement inquiets de devoir débourser plus pour voir les films des grands studios américains proposés en Imax : « Il sera toujours possible d’y assister en séance [normale] 2D ou 3D. L’Imax ne sera pas une obligation. »