Les alentours de la maison centrale étaient entièrement bouclés ce jeudi 24 février, en fin de matinée. Et pour cause, sur les coups de 11 h, un détenu de la prison est parvenu à grimper sur le toit de l’établissement pénitentiaire. Il s’agit d’un ancien pompier de Paris condamné l’an dernier à 12 ans de réclusion pour le viol d’une policière à Guyancourt en février 2020.

Selon nos informations, l’homme âgé de 39 ans aurait profité d’une activité dans la cour de la prison pour escalader un mur et atteindre le toit. Pas avec l’intention de s’évader, mais pour se plaindre de ses conditions d’incarcération. « Il voulait changer de maison parce qu’il estimait qu’il n’avait pas la considération qu’il devait avoir », précise une source proche de l’affaire. Le trentenaire était incarcéré depuis plusieurs mois à la prison pisciacaise après avoir fait un passage à Fleury-Mérogis (Essonne).

L’équipe régionale d’intervention et de sécurité (Eris) de Paris, l’unité d’intervention de l’administration pénitentiaire, a été dépêchée sur place pour mener les négociations avec le détenu. La police nationale, elle, était en appui sur la voie publique autour de la prison. Vers 13 h, et au bout d’un peu plus d’une heure d’échanges, le détenu a finalement accepté de rejoindre la terre ferme. Il a immédiatement été placé en garde à vue au commissariat de Conflans-Sainte-Honorine pour « tentative d’évasion ». « Il a été déféré vendredi 25 février en comparution préalable en vue de la comparution immédiate de lundi [28 février], si le juge des libertés le place en détention provisoire, pour tentative d’évasion », fait savoir le parquet de Versailles.

Ce nouvel incident à la maison centrale agace visiblement le maire de la Ville, Karl Olive (DVD). Dans un communiqué de presse publié en fin de journée, l’édile pisciacais répète que « le déménagement de la prison est une nécessité et une urgence ». Selon lui, cela « démontre une nouvelle fois que la maison centrale n’a plus rien à faire en centre-ville ». Alors qu’il plaidait pour ce déménagement avant même l’effondrement d’un de ses murs d’enceinte en 2019, le ministère de la Justice a récemment entrouvert une porte en ce sens en missionnant la collectivité de proposer des sites qui pourraient accueillir l’établissement pénitencier. « Nous avons fait des propositions de relocalisation en associant nos partenaires institutionnels », assure-t-elle sans préciser les parcelles envisagées.